Nicolas Capoferri s’entraîne régulièrement au stade Maurice Trélut à Tarbes (Tarbesinfo Images).

Même ‘’s’il en a’’ dans les jambes, Nicolas Capoferri n’a pas pour autant la grosse tête. Au-delà de ses performances physiques, ce jeune coureur licencié à l’UAT manie l’humour et la dérision avec dextérité. Son site web en est la parfaite illustration.

« La marche à 11 mois, la course à 18 mois, le tricycle à 2 ans »… A 33 ans, Nicolas possède à l’évidence un riche palmarès. C’est à l’adolescence que les choses deviennent beaucoup plus sérieuses à travers le cyclisme. Une pratique qu’il se voit contraint d’interrompre pour poursuivre au mieux ses études. « Pour compenser ce manque, je me suis mis à courir et j’y ai vite pris goût». Mais c’est bien connu, on n’oublie jamais son premier amour. A tel point qu’en 2000, alors qu’il vient de passer avec succès le concours de professeur d’EPS, il ne résiste pas à l’appel de la petite reine. « Je me suis remis au vélo en compétition et au duathlon au niveau régional en intégrant un club de 1ère division ». Très vite, Nicolas devient un duathlète de haut niveau et enchaîne les podiums avec succès : champion de France longue distance en 2009 et 7e au championnat d’Europe en 2010, pour ne citer que les performances les plus récentes.

Ayant trouvé son sport de prédilection, son quotidien est désormais réglé par la pratique de la course à pied et du vélo. Après avoir pris une licence au Stado athlétisme (Tarbes) de 1997 à 2001, Nicolas assure sa préparation physique au sein de l’UAT-Stado depuis quatre ans, un club dans lequel il se sent bien. « Il y a une bonne entente dans le groupe, on a plaisir à se retrouver entre collègues » au-delà des performances recherchées par chacun des membres. Même si Nicolas ne cache pas être animé par un esprit de compétition : « le plaisir de courir s’est reporté sur la performance, préparer un objectif, se donner à fond, se confronter aux autres et obtenir le meilleur résultat ».

En ce moment, notre athlète Tarbais s’entraîne pour le semi-marathon Lourdes-Tarbes programmé le 21 novembre 2010 en espérant renouveler son palmarès de 2007 et 2009. Et même s’il avoue ne pas aimer le froid et se trouver aujourd’hui dans un état de fatigue à l’issue de nombreuses séances d’entraînement, la passion pour le sport et l’effort physique priment. « J’en ai besoin pour mon équilibre, pour être bien dans ma peau ». Et si Nicolas n’est pas arrivé à ce jour à saturation, c’est bien parce qu’il a su franchir les étapes les unes après les autres.

A tel point que le duathlon « est devenu comme un job ». Résumons : 20 heures de cours d’EPS, 15 heures d’entraînement par semaine (course à pied, vélo), trajet travail-domicile régulièrement effectué à vélo, marche et course entre midi et 2. Qui a parlé des 35 heures hebdomadaires ?

Rémy Trouches.

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