Yannick Boubée, le maire d'Aureilhan, va se battre pour garder le bureau de police sur sa commune (Pyrénéesinfo Images, DR).

En plein cœur de l’été, la nouvelle est tombée comme un couperet. La quatrième commune du département va perdre son bureau de police de proximité. Après une rencontre avec la directrice départementale de la sécurité publique, c’est un courrier du Préfet des Hautes-Pyrénées mettant fin au bail de location qui a confirmé la nouvelle au maire d’Aureilhan : le bureau de police fermera le 1er octobre 2010.

Depuis le 28 août 2001, les policiers avaient l’habitude d’être présent au cœur de la cité, au plus près des habitants. L’objectif était d’assurer l’ordre et la sécurité sur l’est de l’agglomération tarbaise, d’Aureilhan à Soues, en passant par Séméac. Dix agents étaient présents, dont six fonctionnaires de police et quatre adjoints de sécurité. « Jean Glavany (alors ministre de l’Agriculture, ndlr) n’était pas étranger à l’installation de ce bureau de police. Les agents connaissaient la ville, les jeunes des quartiers Courréous et Arrés. Ils organisaient des activités sportives qui tissaient du lien entre police et jeunes », rappelle Yannick Boubée, le maire PS d’Aureilhan.

Mais depuis une visite de Nicolas Sarkozy à Toulouse, on sait que les policiers n’ont plus pour fonction de « jouer au football avec les jeunes ». Depuis, les effectifs ont fondu. Aujourd’hui, deux policiers se partagent entre le bureau de police d’Aureilhan et celui du quartier de Laubadère à Tarbes. Une ouverture à mi-temps qui aura cette conséquence définitive à la rentrée prochaine.

Définitive ? Ce n’est en tout cas pas l’avis de Yannick Boubée qui entend se battre pour conserver cette présence policière sur son territoire. D’autant que la municipalité, confronté à des troubles réguliers dans certains quartiers, a beaucoup investi pour la prévention auprès des jeunes. « Il faut que la sécurité de tous soit égale et assurée sur tous les domaines du territoire. Lorsqu’elle n’est plus assurée, ce sont les plus défavorisés qui en sont les victimes », rappelle le maire. Une pétition est ouverte depuis une semaine à l’accueil de la mairie. Des appels aux parlementaires et au représentant de l’Etat vont être engagés. Une réunion du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance va être demandée par Yannick Boubée pour la rentrée.

« Ma détermination est totale. Il y a un désengagement de l’Etat, même si les plaintes des personnes âgées seront prises à domicile par les policiers. Avec ces baisses d’effectifs, on est arrivé au bout du bout. Les missions ne peuvent pas être assurées. Il y a des personnes âgées qui se sentent en danger même en journée. »

Et pas question pour le maire d’Aureilhan de compenser ce départ par l’embauche de policiers municipaux. « Il est dans l’air du temps de municipaliser la police nationale. Ce serait une catastrophe pour les villes qui n’ont pas les moyens. » Quatre employés coûteraient à la commune 120 000 euros par an, soit cinq points de fiscalité.

L’interview de Yannick Boubée, maire d’Aureilhan.

65Aureilhan – Fermeture du bureau de police (Y. Boubée)
envoyé par pyreneesinfotv.

0 Commentaire

  1. le bulldoser déstructeur de Sarkosy continue son travail, il est en train de sacager tous les services publics, vendre notre patrimoine national, de s’en prendre aux plus démunis, mais pour lui, c’est la grande vie, ainsi que pour toute sa cour, j’en passe, vraiement il y en a ras le bol. ésperons que pour le 07 septembre, tous les travailleurs, retraités, tous les citoyens se mobiliseront afin de donner un coup de frein à toutes ces réformes inutiles. l’argent il faut le prendre où il est!!!. MOBILISONS-NOUS!!!!!!

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