Je suis Charlie, un soutien unanime après l'attentat contre le journal satirique.

Je suis Charlie, un soutien unanime après l’attentat contre le journal satirique.

« Je suis Charlie ». Plus qu’un cri, un poing levé face à la barbarie et à ses porteurs d’armes. Ce mercredi 7 janvier 2015, peu avant midi, trois hommes cagoulés sont entrés dans la rédaction de Charlie Hebdo pour abattre ses journalistes. Charb, son directeur, Cabu, Wolinski, Tignous, Bernard Maris… mais aussi deux policiers chargés de la sécurité du journal satirique et de ses employés sont morts dans cet attentat contre la liberté d’expression.

Car outre la ligne éditoriale du journal satirique et les croyances des meurtriers, c’est la liberté d’expression en France qui est touché en plein coeur. Liberté de la presse, liberté de critiquer, liberté de moquer, liberté de penser… toutes les libertés qui mènent les hommes dans le respect des citoyens et de la société française.

Dès l’annonce de cet attentat meurtrier, les réactions ont été nombreuses en France, dans le Monde, mais aussi loin de Paris, ici dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques. Vous trouverez les réactions des personnalités politiques et culturelles. N’hésitez pas à laisser vos commentaires et vos réactions en bas de cet article.

Des appels à la mobilisation sont d’ores et déjà lancés. A Tarbes, ce jeudi 8 janvier 2015 à 17h30 devant les locaux de nos confrères de La Nouvelle République des Pyrénées pour un cortège qui se rendra vers la Préfecture. A Pau ce mercredi 7 janvier 2015 à 18 heures depuis la place Royale. A Bayonne ce mercredi à 18h30 devant la mairie, à Biarritz à 18h30 sur l’esplanade du Casino. A Toulouse, rassemblement également ce mercredi soir sur la place du Capitole.

Les réactions à l’Attentat à Charlie Hebdo.

Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées. Un acte d’une rare barbarie, l’horreur et en même temps une atteinte à la liberté de la presse, expression supérieure de la démocratie. C’est, au-delà des hommes qui ont été les victimes de cette tragédie sauvage, la République qu’ont visée les terroristes. La réponse ne peut être que celle de l’unité nationale et la recherche inlassable des auteurs de ce crime ou de ceux qui ont dérivé au point d’en arriver à de telles extrémités.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et les élus toulousains. Les élus de la Ville de Toulouse, Majorité et Minorité réunies, ont souhaité réagir ensemble face à l’horreur de l’attentat perpétré ce matin au journal Charlie Hebdo. Pour eux, il est absolument nécessaire d’être unis lorsque l’un des principes les plus chers de la République et de la Démocratie, la Liberté de la presse, est aussi abominablement attaqué. En tant qu’élus toulousains, ils veulent présenter une Union sacrée face à la barbarie terroriste et soutiennent l’action du Gouvernement pour retrouver les auteurs de ces crimes afin que la Justice les sanctionne de la manière la plus stricte qui soit. Toute leur compassion va aux victimes, journalistes et policiers, qui ont défendu la Liberté. L’ensemble du Conseil municipal de la Ville de Toulouse a une pensée particulière pour le journaliste et économiste toulousain, Bernard Maris, assassiné lors de cette attaque. Devant ce crime odieux, la République doit se rassembler, comme Toulouse avait su le faire en mars 2012. Les drapeaux du Capitole ont été mis en berne.

Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées et présidente du PRG 65. La Fédération Départementale du Parti Radical de Gauche des Hautes-Pyrénées tient à exprimer son indignation face à l’attentat perpétré contre Charlie Hebdo. Elle s’associe à la douleur des familles des journalistes et policiers qui ont été lâchement assassinés et leur adresse ses plus sincères condoléances. Cet acte terroriste est une attaque frontale contre la démocratie, la liberté d’expression et la liberté de la presse. Plus que jamais, notre pays doit rester uni autour des principes de tolérance, de liberté, d’égalité et de laïcité, fondements de notre socle républicain. L’attentat qui a été commis ce matin nous rappelle que ces fondements, qui font la France, doivent être constamment défendus et réaffirmés.

Jean Glavany, député des Hautes-Pyrénées. Barbarie, Horreur, Abomination, Condamnation, bien sûr, c’est bien le moins. Recueillement, solidarité, compassion pour les victimes. Puis, détermination sans faille : les démocraties sont en guerre contre le terrorisme et la France, patrie des Lumières, est en première ligne face à l’obscurantisme. Ses devoirs sont à la hauteur de son histoire.

Gérard Trémège, maire de Tarbes. Je suis horrifié à l’annonce de l’attaque terroriste dont a fait l’objet le siège du journal Charlie Hebdo. C’est un attentat sans précédent qui nous touche tous et nous rappelle que dans notre pays, celui de la liberté d’expression, on est assassiné pour ses opinions. C’est notre démocratie que l’on cherche à ébranler. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles.

Charles Habas, président du Grand Tarbes. Aujourd’hui, un attentat terroriste a été perpétré dans les locaux du journal Charlie Hebdo, à Paris. Des journalistes de Charlie Hebdo ainsi que des policiers ont été tués au cours de cette attaque barbare d’une extrême violence. A travers cet acte ignoble, c’est la République Française dans son ensemble qui est attaquée. S’en prendre à des journalistes, c’est s’attaquer à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, piliers de notre démocratie. Tirer sur les forces de l’ordre, c’est s’attaquer à la sécurité de chacun et à l’autorité publique. Face à cet acte ignoble, je tiens à témoigner de toute ma solidarité à l’égard des familles et des proches des victimes, du personnel de Charlie Hebdo et des forces de police. Liberté, égalité, fraternité : telle est la devise de la France, une et indivisible. Une devise que chacun d’entre nous doit garder à l’esprit afin de montrer la solidarité de la France face à ces actes terroristes, dans une volonté d’unité nationale. Comme l’a déclaré le Président de la République, « nous sommes menacés, comme dans d’autres pays dans le monde, car nous sommes un pays de liberté ». C’est cette liberté qui doit être absolument défendue au quotidien, et que nous devons brandir afin de défendre notre République contre toutes les formes d’extrémisme et d’intolérance.

Marie-Pierre Vieu, conseillère municipale Front de Gauche. L’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo nous frappe de stupeur. Plus d’une dizaine de morts dont les dessinateurs Charb, Wolinski, Cabu et Tignous ! Notre première pensée va aux familles et aux proches des victimes. Le Front de gauche leur apporte sa solidarité pleine et entière. Cet acte barbare ne doit pas être laissé sans réaction. Il frappe un organe de presse. Quels qu’en soient les auteurs, c’est à la liberté de la presse qu’ils ont voulu s’en prendre. C’est donc à notre liberté de penser qu’ils ont voulu s’attaquer. Ce sont les libertés démocratiques qu’ils veulent mettre en cause. Ils ne réussiront pas à nous intimider. Face à cet acte odieux, il faut une réponse qui mobilise tous les démocrates, une réponse qui montre que nos concitoyen-nes refusent d’être entrainer dans la spirale de la peur, une réponse qui affirme, face au terrorisme, que la France est riche de sa diversité, fière de la liberté d’opinion qui y règne. Face à la terreur, il faut répondre par plus de démocratie, plus de fraternité et de tolérance. C’est pourquoi le Front de gauche appelle tous les forces démocratique à réagir et appelle à être massivement présent à tous les rassemblements programmés aujourd’hui !

François Bayrou, maire de Pau. On mesure aujourd’hui ce que peuvent être des religions qui cherchent à imposer par la terreur leur obsession et leur fanatisme. Aujourd’hui, nous avons un seul devoir, nous serrer les coudes, faire l’union nationale, refuser toute concession, les pourchasser et les punir. C’est dans ces jours de guerre qu’on mesure ce qu’est la détermination d’un peuple à sauver l’essentiel.

Claude Olive, maire d’Anglet. Notre pays vient de subir un attentat aussi lâche qu’horrible. En frappant un journal, ces terroristes ont voulu toucher la liberté de penser, d’écrire, de débattre, notre Démocratie. Il nous appartient dans le calme et dans l’union nationale de répondre à cette attaque. Cela demandera sûrement du temps, de la détermination et du courage. La communauté nationale se doit de répondre à ce défi qui est celui de la sauvegarde de l’idée que nous nous faisons de la République. En ces instants, je pense aux familles des malheureuses victimes de ces assassins, journalistes et forces de l’ordre, mais aussi à celles et ceux qui sont blessés. La Ville d’Anglet a, en son temps, fait vivre la libre expression des dessinateurs en accueillant pendant seize années un festival international du dessin humoristique. Tous les Angloys se sentent aujourd’hui particulièrement touchés par ce drame. Par solidarité, j’ai demandé que l’ensemble des drapeaux de la ville d’Anglet soient mis en berne immédiatement.

Sandrine Derville, 1re secrétaire PS du Pays Basque. Face à cet acte insupportable commis par des ennemis de la république, de la démocratie, de la laïcité, le PS Pays Basque appelle à nous rassembler dès aujourd’hui pour affirmer notre soutien à l’équipe de Charlie Hebdo et plus largement à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. Soyons nombreux pour montrer que la démocratie est plus forte que la terreur. Ce soir place de la Liberté à Bayonne 18h30.

Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine. Il condamne avec fermeté cet acte barbare et révoltant et exprime son soutien aux proches et familles des victimes. «La liberté de la presse est indispensable à notre démocratie. Comment des stupides barbares n’ont-ils toujours pas compris qu’elle est un des éléments essentiels à l’exercice de la démocratie ??» ajoute Alain Rousset qui assistera au rassemblement de soutien organisé par le Club de la presse de Bordeaux ce jour à 17h sur le parvis des droits de l’Homme. Le Conseil régional d’Aquitaine a mis ses drapeaux en berne, ce jour, et ce, pendant 5 jours.

Alain Juppé, maire de Bordeaux. La France tout entière est bouleversée. Chacune et chacun d’entre nous a une pensée pour les victimes du terrible attentat qui vient d’être perpétré au coeur de Paris, nous partageons tous la peine immense de leurs familles. A travers leurs personnes, celle des dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, des journalistes, des policiers qui étaient en faction devant le siège de Charlie Hebdo, ce sont nos libertés les plus fondamentales qui sont attaquées: la liberté d’expression, la liberté de pensée, la liberté de la presse, le coeur des libertés républicaines et de la démocratie. Face à un tel défi, c’est d’abord la fermeté de la riposte, la détermination de l’action qui s’imposent. Il appartient au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires. D’abord pour identifier, arrêter, punir les assassins. Ensuite pour renforcer le dispositif de prévention et de précaution. Tous les moyens de renseignement doivent notamment être mobilisés. Autour de ses dirigeants, c’est la Nation tout entière qui doit s’unir et se mobiliser. En un tel moment, les divergences ou les critiques doivent s’effacer derrière le sursaut collectif du sang-froid et du courage. Je sais que les Français sont capables d’un tel mouvement d’unité. Nous savions que nos démocraties étaient engagées dans un affrontement avec le fanatisme, la barbarie, le terrorisme. Elles mènent déjà ce combat sur le terrain du Moyen-Orient. Le voici qui s’installe chez nous. L’affrontement sera sans merci, de longue haleine, mais nous le gagnerons parce que c’est notre « être » même qui est en cause.

La rédaction de Pyreneesinfo.fr

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