La Préfète des Hautes-Pyrénées, accompagnée de Chantal Robin-Rodrigo et du colonel de gendarmerie, a présenté les nouveaux travaux à venir sur les Gorges de Luz (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

La Préfète des Hautes-Pyrénées, accompagnée de Chantal Robin-Rodrigo et du colonel de gendarmerie, a présenté les nouveaux travaux à venir sur les Gorges de Luz (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Entre l’accès aux Thermes, la saison estivale et la période d’ouverture des stations de ski, la fenêtre de tir pour poursuivre les travaux de sécurisation des Gorges de Luz est étroite. La prochaine aura lieu dès ce 15 octobre jusqu’aux portes des vacances scolaires de Noël.

Et c’est l’Etat qui mettra la main à la poche pour cette nouvelle série de travaux de consolidation de la masse rocheuse, au-dessus de la route départementale. Car entre Villelongue et Luz-Saint-Sauveur, ce sont 7 à 8 kilomètres de route qu’il faudra mettre en sécurité.

« Michel Pélieu [le président du Département des Hautes-Pyrénées, NDLR] a fait procéder à des études très poussées, par un cabinet suisse. Il n’existait pas d’études de risques avant. Elle a été financée par le Département, et elle détermine le risque, fraction par fraction », explique la Préfète des Hautes-Pyrénées. C’est ainsi une vision panoramique des Gorges de Luz qui a été réalisée, avec des échelles de risques pour chaque portion de route. Si certains tronçons sont sans risque, d’autres nécessitent toujours des travaux. C’est le cas de la portion qui sera réalisée à partir du 15 octobre 2018.

Si touristes et cyclistes seront beaucoup moins présents sur cette route, les riverains des deux côtés de la route doivent pouvoir continuer à circuler. Sur les deux mois de travaux, la route sera coupée pendant six semaines, du 22 octobre au 30 novembre. Et là encore, le tunnel (remis en état par le Département il y an un an) permettra aux véhicules de monter et descendre de Luz.

Les gendarmes réservistes des Hautes-Pyrénées seront mobilisés, aux côtés des agents du Département et des ouvriers des entreprises, pour assurer l’alternance dans le passage dans le tunnel. Cyclistes et piétons y seront interdits, tandis que les camions feront place à une vigilance accrue. Dans le haut de la vallée, infirmiers, médecins,  pharmaciens et établissements scolaires ont été prévenus pour assurer un quotidien le moins pénalisant pour les habitants.

Pour la Préfète des Hautes-Pyrénées, ce dossier doit être exemplaire. Il l’est par la mobilisation commune des services de l’Etat dans le département et ceux du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées. « On n’est pas dans une situation de fracture avec le Département. Je souhaite faire progresser la sécurisation de cette route. Tant que je serais là, il y aura une continuité des travaux et des programmes. Il faudra faire et continuer de faire », rappelle Béatrice Lagarde, à l’égard des habitants mais aussi des futurs préfets et élus des Hautes-Pyrénées.

Car le dossier de sécurisation des Gorges de Luz restera d’actualité durant de longues années, tant le chantier sur les huit kilomètres est important. Et les soubresauts naturels ne vont pas toujours faciliter la tâche.

Reste le coût important à assumer. Là encore, l’Etat, par la voix de la Préfète des Hautes-Pyrénées, semble prêt à en prendre sa part. « Un million d’euros de travaux est financé par l’Etat, cet automne, dans l’attente de solutions ultérieures. Mais nous devrons, avec Michel Pélieu, partir à la charge des ministères face à des engagements financiers importants. »

Pyrénéesinfo Lourdes, Eric BENTAHAR.


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