Les travaux de la 2x2 voies entre Tarbes et Lourdes s'arrêtent à Adé depuis de trop longues années (Photo DR).

Les travaux de la 2×2 voies entre Tarbes et Lourdes s’arrêtent à Adé depuis de trop longues années (Photo DR).

A l’occasion de la session consacrée au débat d’orientations budgétaires, il a été beaucoup question de transports chez les élus du Département des Hautes-Pyrénées. Si les collectivités ont cessé de payer une LGV qu’elles ne verront sans doute jamais, les factures s’alourdissent pour le côté aviation et transport routier. Dans les airs, les exigences financières de Hop Air France ont conduit Michel Pélieu à imaginer la création d’une compagnie régionale en Occitanie.

Et côté routes, c’est la RN 21 reliant Tarbes à Lourdes qui est revenu dans le débat. Car si la 2×2 voies a su trouver les habitudes des automobilistes depuis le rond-point de l’autoroute A 64 jusqu’aux portes d’Adé, la suite de la route vers Lourdes se fait attendre.

Le chantier est stoppé depuis de très longs mois pour un pic rocheux qui pourrait contenir de l’amiante naturelle. Le contourner, passer par-dessus… Les hypothèses fournies par l’Etat, maître d’ouvrage, sont nombreuses mais avec des coûts de construction qui s’envolent. « On est passé de 30 à 40 millions d’euros entre 2010 et 2014. Fin 2016, on était à 60 voire 70 millions d’euros, et même une hypothèse à 100 millions d’euros », explique Michel Pélieu. Une facture qui flambe et que le Département des Hautes-Pyrénées ne peut pas financer, même à 25%.

« J’ai demandé au bureau d’études suisse qui travaille sur les Gorges de Luz de vérifier le pic rocheux. Il a considéré qu’il pourrait y avoir un filon d’amiante naturelle. Les premières analyses montrent une présence très faible qui ne serait pas rédibitoire », explique Michel Pélieu.

Le président du Département a donc demandé un rendez-vous avec le Ministre pour lui proposer de faire réaliser les travaux entre Adé et Lourdes par une entreprise privée, pour que le dossier avance. Voire même de déclasser la RN21 en route départementale pour que les services du Département puissent reprendre le dossier en main et le faire avancer.

« Déjà à 40 millions d’euros, c’est l’un des kilomètres de voie le plus cher de France », note Michel Pélieu. Des solutions semblent exister. Mais il faudra sans doute attendre pour voir avancer cette voie rapide…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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