Gérard Trémège répond à Jean Glavany sur l'EcoParc de Bordères et le développement économique du Grand Tarbes (Pyrénées Archives, E.B.).

Gérard Trémège répond à Jean Glavany sur l’EcoParc de Bordères et le développement économique du Grand Tarbes (Pyrénées Archives, E.B.).

Si l’installation d’une usine de tri mécano biologique sur Bordères-sur-l’Echez (Grand Tarbes) provoque des actions sur le terrain, elle incite les élus et candidats à la réaction également. Après la lettre ouverte de l’ancien président du Grand Tarbes Jean Glavany au maire de Bordères Christian Paul, et après la réponse de Christian Paul à Jean Glavany, le maire de Tarbes et président du Grand Tarbes, Gérard Trémège, apporte des précisions dans une lettre ouverte à Jean Glavany.

« Monsieur le Député, Dans votre lettre ouverte adressée à M. Christian Paul le 12 mars, vous avez jugé utile, pour alimenter votre démonstration, de me mettre personnellement en cause sur le dossier d’aménagement de l’EcoParc de Bordères.

Si je puis goûter votre sens de la rhétorique, il n’en va pas de même de votre conception de la vérité avec laquelle vous prenez quelques aises.

Tout d’abord, il est heureux de constater que vous ne contestez pas être à l’origine de la création de la ZAC de Bordères, de sa vocation environnementale avec pour objectif d’attirer des entreprises dédiées à l’éco industrie. Une usine de traitement des déchets répond en effet à ces critères.

Difficile de tenir votre posture qui consiste à faire le lit de quelqu’un et de prétendre ensuite qu’on ne lui a jamais donné l’autorisation de se coucher !

S’agissant plus précisément de la légèreté de traitement du dossier d’aménagement de cette zone dont vous m’accusez, permettez moi de vous rappeler que lors de mon arrivée à la tête du Grand Tarbes en 2008 ce dossier, comme d’autres, était profondément enfoui. Votre priorité du moment étant plutôt tournée vers l’Est de l’Agglomération avec un projet de 90 000 m2 de surfaces commerciales avec Carrefour aussi irresponsable que dangereux pour les équilibres commerciaux de notre territoire et qui plus est, n’avait pas fait l’objet de la moindre étude d’impact !

En même temps que vous évoquez l’absence de réflexion depuis 5 ans sur ce dossier, vous faites référence à l’enquête publique dernier stade de la procédure, conduisant à l’obtention d’une déclaration d’utilité publique qui démontre du chemin parcouru dans son avancement (multiples études, bruit, énergies renouvelables, faune flore, impact agricole, fouilles archéologiques…).

Je vous précise que cette enquête, dont vous n’avez visiblement retenu que quelques aspects, fait apparaître deux réserves essentielles, l’une portant sur un périmètre de zone surdimensionné et l’autre sur une localisation géographique très pénalisante car impactant considérablement l’activité agricole. On peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence des choix que vous avez faits.

Enfin, concernant le règlement de ZAC voté le 22 novembre 2013, vous ne pouvez feindre d’en ignorer la raison. Il s’agissait de permettre au SMTD de disposer des pièces nécessaires au dépôt de leur permis de construire.

Ce règlement a pu être élaboré dans les délais, grâce à la diligence des services en charge du dossier.

Cette délibération ainsi que celle concernant la vente de parcelles au SMTD a d’ailleurs été adoptée par l’ensemble des élus socialistes, lesquels continuent de manière cohérente, à défendre le principe d’aménagement de cette zone comme on peut le constater sur le document de campagne intitulé « le projet commun des Socialistes pour le Grand Tarbes ».

Par contre, dans ce document, on aperçoit aussi sur la photo de couverture un certain « M. Gaillanou » devenu, pour d’évidentes raisons électorales comme vous, un opposant virulent au projet d’implantation du SMTD. Inutile d’en dire plus !

Comme vous pouvez le constater, ces actions témoignent de notre engagement en termes de développement du territoire.

Et contrairement à vos affirmations d’abandon du service pour lequel selon vous, un demi poste seulement serait consacré au développement économique, je vous rappelle que depuis 2008, nous avons accueilli, rien que sur le parc d’activités des Pyrénées, 173 emplois nouveaux, sur un total de 855 personnes qui travaillent sur le site, avec 35 entreprises, alors qu’en 2008 la zone comptait 4 entreprises et 41 emplois.

Depuis 2011, date du départ de l’agent de développement économique, nous avons réorganisé le service autour d’un chargé de mission dédié aux opérations foncières et à l’animation, une collaboratrice et le support hiérarchique du responsable du secrétariat général et des affaires juridiques. Ce service est appuyé en lien transversal par le service environnement, le service politiques contractuelles, enseignement supérieur et recherche, et le pôle technique.

Il m’a donc paru indispensable de rétablir la vérité, dont vous semblez vous être considérablement éloignée, dans cette affaire.

Je vous prie de croire, Monsieur le Député, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Le président du Grand Tarbes, Gérard Trémège ».

Pyrénéesinfo Communiqué.

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