José Marthe, conseiller général UMP de Lourdes Ouest (Pyrénéesinfo Tarbes Archives, Eric BENTAHAR).

José Marthe, conseiller général UMP de Lourdes Ouest (Pyrénéesinfo Tarbes Archives, Eric BENTAHAR).

Faut-il continuer à financer le vol régulier entre Tarbes et Paris ? C’est la question posée par José Marthe, conseiller général UMP de Lourdes lors de l’assemblée plénière du Conseil Général des Hautes-Pyrénées ce vendredi. Car l’obligation de service public (OSP) signé depuis plusieurs années entre l’Etat et les collectivités locales des Hautes-Pyrénées pour le financement de cette ligne coûte cher au département. « De 950 000 euros pour le premier contrat, la part du Conseil Général va passer à plus de 2 millions d’euros. Soit 4 millions d’euros payés par le Conseil Général. D’autant que nous avons un partenaire [Brit’Air, filiale d’Air France, NDLR] qui préfère remplir son avion de Pau au détriment de celui de Tarbes, car les collectivités payent les déficits d’exploitation », explique José Marthe.

Une interrogation qui a fait réagir les conseillers généraux de la majorité, d’autant que l’Etat pourrait poursuivre son désengagement lors de la prochaine signature de la nouvelle OSP, en mai 2014. « Le Conseil Général se doit d’accompagner le développement économique et touristique de son département », rappelle Chantal Robin-Rodrigo, conseillère générale PRG de Tarbes 2. « Nous avons deux aéroports proches [Pau et Tarbes-Lourdes, NDLR], qui sont dans une situation concurrentielle. Il ne faut pas lâcher l’aéroport qui est un outil économique important pour les Hautes-Pyrénées. Nous devons préparer un meilleur avenir pour notre liaison avec Paris. Mais nous devons aussi mieux communiquer sur les liaisons qui existent depuis Tarbes », complète Jean-Claude Palmade, conseiller général PS de Tarbes 5.

Le renouvellement de l’OSP pourrait changer la donne. C’est en tout cas le vœux du président Michel Pélieu en essayant de trouver des candidats à la gestion de cette ligne quotidienne entre Tarbes et Paris. Aujourd’hui, Brit’Air Air France est la seule candidate. « Nous avons eu des discussions à Barcelone avec Vueling pour les amener à candidater.  Ce qui est demandé aujourd’hui par Brit’Air serait sans proportion par rapport aux demandes des compagnies low-cost. Sur un avion rempli souvent à 100 %, Brit’Air demande un complément de cinq millions d’euros aux collectivités et à l’Etat. C’est difficilement concevable. On verra fin 2013 si nous avons des candidats », explique Michel Pélieu.

Le Président PRG du Conseil Général des Hautes-Pyrénées qui rappelle toute l’importance de cette ligne aérienne avec la capitale pour le désenclavement du département, face à des liaisons ferroviaires peu modernes, mais aussi face à un besoin d’attirer la clientèle touristique, tant pour Lourdes que pour la montagne. C’est aussi dans cette optique que le Conseil Général financera cet été la ligne Tarbes – Barcelone de Vueling pour favoriser l’arrivée d’une clientèle ibérique et sud-américaine vers les Hautes-Pyrénées.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>