Les élus PRG des Hautes-Pyrénées sont prêts à voter contre le projet de réformes des cantons (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Les élus PRG des Hautes-Pyrénées sont prêts à voter contre le projet de réformes des cantons (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

« Les territoires des cantons ne sont dynamiques et pertinents que s’ils sont à l’échelle des bassins de vie (…). Là on sacrifie les dynamiques de projet sur l’autel de l’arithmétique ». Le Président du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, Michel Pélieu, revenait lundi matin sur la proposition de réforme des cantons du département par le Ministère de l’Intérieur. Un projet de redécoupage qui ne satisfont pas les élus PRG des Hautes-Pyrénées. Car la règle imposée provoque des découpages qui mettent à mal certaines communautés de communes. « Si les communes se réunissent, c’est parce qu’elles ont une ambition commune de développement. C’est une dynamique importante à préserver et à respecter », ajoute Michel Pélieu.

Vendredi matin, le Préfet des Hautes-Pyrénées viendra présenter aux élus la nouvelle carte, et attendra un accord de l’assemblée départementale. Mais dans ce projet, le président du Département affirme : « on a été entendu, c’est une méthode normale. Mais on n’a pas été suffisamment écoutée. »

Pour la députée PRG et conseillère générale de Galan, Jeanine Dubié, c’est la même position. A une exception près : « je n’ai pas été consultée. J’ai reçu la carte le 26 décembre à 19 heures », explique la députée, alors que ses homologues socialistes affirment que les parlementaires ont été reçus. « C’est trop facile d’affirmer des choses quand ce n’est pas vrai ! ».

Si l’opposition du groupe PRG n’est pas totale, elle sera indiscutable. Cherchant le compromis, le président Michel Pélieu accepte les grandes lignes de la carte, à quatre exceptions près. Quatre voeux qui seront présentés par le PRG vendredi matin en assemblée départementale, comme la loi le permet. « Nous demandons que ces amendements puissent avoir lieu. C’est sous cette seule et unique condition que l’ensemble des radicaux de gauche accepteront la proposition de découpage », affirme Chantal Robin-Rodrigo, conseillère générale de Tarbes 2.

Tout d’abord le futur canton de Bordères-sur-l’Echez. Le PRG demande qu’Oursbelille, Gayan, Lagarde, Sarniguet et Aurensan y restent attachés, tandis que Tarasteix, Pontacq et Oroix restent dans le futur canton de Vic-en-Bigorre.

Sur le canton de la vallée de l’Adour, « on ne veut pas que la communauté de communes de la Haute-Bigorre soit coupée en deux, alors qu’elle existe depuis vingt ans. Elle doit faire partie d’un même canton. »
Sur le futur canton de Barbazan-Debat, les élus PRG demandent que les communes de Gespe-Adour-Alaric soient rattachées au canton tourné vers l’agglomération tarbaise, et non plus à celui de la Vallée de l’Arros (centré sur Tournay).

Dernière proposition, pour le canton de la Vallée de l’Arros, une intégration des communes de communes de Tournay, des Baronnies, la totalité des communes du plateau de Lannemezan et des Baïses « moins la ville de Lannemezan que ne doit faire qu’un canton ».

Des conditions qui devront être acceptées par une majorité d’élus départementaux. « Faute de quoi, les conseillers généraux PRG voteront de façon unanimes contre le projet de carte. »

Un vote qui ne serait pas le premier en France. « Plus de la moitié des Conseils Généraux qui se sont exprimés ont voté contre leur carte… même des Départements socialistes », conclut Chantal Robin-Rodrigo.

Pyrénéesinfo à Tarbes, Eric BENTAHAR.


[HAUTES-PYRENEES] Réforme des cantons – Michel… par pyreneesinfotv

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