L'ancien maire de Tarbes, Raymond Erraçarret (ici aux côtés du maire de Tarbes Gérard Trémège), est mort ce samedi matin (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

L’ancien maire de Tarbes, Raymond Erraçarret (ici aux côtés du maire de Tarbes Gérard Trémège), est mort ce samedi matin (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

Du Cours Reffye à la Halle Brauhauban, avec sa silhouette reconnaissable couronnée d’un béret, Raymond Erraçarret marchait dans les rues d’une ville qu’il a aimé, et dont il a présidé aux destinées durant près de vingt ans.

L’ancien maire de Tarbes est mort, ce samedi 15 septembre 2018, à l’âge de 93 ans. Dernière grande figure du Parti Communiste Français, dans sa tradition d’après-guerre, Raymond Erraçarret est né à Bourg-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Avant de devenir « Peppone », il sera instituteur. Mais la vie politique, et l’amour pour sa commune comme pour son parti politique, va le conduire au conseil municipal de Tarbes.

D’abord comme adjoint de Paul Chastellain, c’est à la mort de ce dernier, au soir du second tour, qu’il deviendra maire de Tarbes en 1983. Maire d’une ville en pleine transformation, il l’accompagnera autant qu’il la subira. Par sa désertification industrielle, et notamment le lent déclin de l’Arsenal, mais aussi par les nouveaux quartiers comme l’Ormeau, les zones industrielles telles que Bastillac, la rue piétonne de Brauhauban ou encore le nouveau visage de la place Verdun, ancien vaste parking pour les bus et désormais grand espace de rencontre ouvert aux habitants.

Raymond Erraçarret portera aussi les couleurs du Parti Communiste au sein du Conseil Général des Hautes-Pyrénées. Vainqueur d’une courte tête en 1995 aux élections municipales, il sera battu d’une poignée de voix en 2001 par l’actuel maire, Gérard Trémège. «Jusqu’au bout et avec courage il aura montré son amour pour les siens et pour sa ville. C’était un opposant parfois virulent. Nous nous sommes affronté, souvent confronté et parfois la passion nous emportait. Mais, c’était un homme qui aimait sa ville. Nous avons eu ces dernières années l’occasion de nous retrouver en tête à tête, d’échanger et de mieux nous apprécier. Nous avons appris à nous connaitre, et ainsi compris que nous avions le même objectif celui de servir le mieux possible notre ville et ses habitants. C’est une figure de la vie politique Tarbaise qui disparait et je veux lui rendre l’hommage qu’il mérite pour son engagement», indique Gérard Trémège.

Après la disparition de son ancien adjoint Jean-Claude Palmade, celle du sénateur François Fortassin, c’est une autre grande figure de la gauche tarbaise et bigourdane qui s’en va. Un départ un jour de Fête de l’Huma, comme une façon de dire adieu à ses amis et camarades, un jour de fête. «Tu étais tellement présent et te confondais tant avec Tarbes que j’avais crû que tu serais toujours là. Communiste jusqu’au bout tu pars au milieu de la Fête de l’Humanité. Adieu Raymond Erracaret, respect et merci !», écrivait ce samedi matin Marie-Pierre Vieu.

Un registre de condoléances est ouvert dans le hall de la Mairie de Tarbes, ce samedi de 15 heures à 18 heures, dimanche de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Et lundi à partir de 8 heures. Avant des obsèques qui devraient rassembler une grande foule de Tarbais reconnaissant de l’action qu’il a conduit de 1983 à 2001, au sein de la cité.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.


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