Pour les entreprises du BTP des Hautes-Pyrénées, la situation économique s'aggrave chaque année (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Pour les entreprises du BTP des Hautes-Pyrénées, la situation économique s’aggrave chaque année (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Alors qu’une campagne de communication débute sur toute l’agglomération de Tarbes ce mercredi 3 septembre 2014, la direction de la fédération du bâtiment et des travaux publics (BTP) des Hautes-Pyrénées le rappelle devant la presse : la situation est grave.

Avec 900 emplois de perdus sur les deux dernières années dans les Hautes-Pyrénées, les entreprises du BTP sont en grande difficulté. Et aujourd’hui, le travail des dirigeants (artisans et chefs d’entreprise) n’est plus de créer de l’emploi, mais de préserver les 4 000 salariés encore présents dans le département.

« La situation est catastrophique. On a beau le répéter depuis deux à trois ans, quelles sont les solutions mises en place pour sortir de cette crise ? », s’inquiète Antoine Nunès, le président de la Fédération du BTP 65.

Si les inondations de 2012 et 2013 ont apporté du travail pour ces entreprises, ce sont 300 à 400 emplois qui ont été préservés. Mais depuis, les chantiers sont au ralenti. La commande publique est atone, et les investissements privés au ralenti. Au final, les entreprises doivent patienter, dans un contexte de trésorerie qui s’amenuise.

Pour la fédé du BTP, la solution la plus radicale serait de relancer un nouvel « Anru », cette opération de rénovation des quartiers qui a permis, à Tarbes, de profondément renouveler le quartier de Laubadère. Mouysset, Bel Air, l’Ophite à Lourdes… pourraient en profiter.

Mais pour cela, il faut un engagement financier de l’Etat. Et pour trouver l’argent, Antoine Nunès a une solution simple : ponctionner 3% du capital des assurances vues, remboursables sur 7 à 8 ans, pour injecter 45 milliards d’euros dans l’économie française. « Le premier plan Anru en France, c’était 8 milliards d’euros », commente le président du BTP 65, pointant ainsi du doigt un argent qui dort tranquillement.

En contrepartie, les entreprises sont prêtes à engager les jeunes de ces mêmes quartiers à rénover, pour leur offrir un avenir professionnel et une sortie vers une vie loin des tours d’immeuble.

Reste que sans cette impulsion, c’est un pan vital de l’économie en France et dans les Hautes-Pyrénées qui continuera de sombrer. Mais les artisans et chefs d’entreprises n’ont pas dit leur dernier mot…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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