Claude Gaits et Chantal Robin-Rodrigo ont dénoncé l'absence de débat sur la 2d circonscription des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Claude Gaits et Chantal Robin-Rodrigo ont dénoncé l’absence de débat sur la 2d circonscription des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Il n’y a pas que dans les Hautes-Pyrénées que des candidats En Marche ont refusé de débattre avec leurs adversaires du second tour. Dans les Hautes-Pyrénées, Pyrénéesinfo.fr (via sa chaîne de télé HPyTv.fr) et ses partenaires La Dépêche du Midi et 100% ont pu proposer un débat avec Jean-Bernard Sempastous (En Marche) et Sylvie Ferrer (La France Insoumise) durant cet entre-deux-tours des élections législatives.

Sur la 2d circonscription, pas de débat possible face au refus de Marie-Agnès Staricky, alors que la député sortante Jeanine Dubié avait accepté, tant avec la presse des Hautes-Pyrénées que sur la radio des vallées Fréquence Luz.

Une situation qui a fait fortement réagir les deux anciens députés Chantal Robin-Rodrigo et Claude Gaits. Habitués à ce genre d’exercices démocratiques et impartiaux, ils regrettent le refus de la candidate En Marche.

« Il y a toujours eu débat. Lorsque j’avais du accepté le débat face à Gérard Trémège, je ne connaissais pas les dossiers comme lui. Mais il faut être courageuse et savoir débattre », explique Chantal Robin-Rodrigo. Et ce n’est pas le fait de ne pas avoir les questions à l’avance qui l’a effrayée.

« Pour le débat sur Fréquence Luz, elle accepte une heure de débat. Trois jours après, elle ne veut que trente minutes. Puis Marie-Agnès Staricky refuse le débat parce qu’on ne lui a pas donné les thèmes à l’avance. Elle passe trop de temps à se victimiser. D’après moi, elle ne connait pas les Hautes-Pyrénées et les Hauts-Pyrénéens. »

Reste que cette attitude étonne les deux anciens députés, pour avoir connu les couloirs et le travail à l’Assemblée Nationale. « La première fonction d’un député, c’est de débattre pour amender les lois », rappelle Chantal Robin-Rodrigo.

Même son de cloche chez Claude Gaits qui rappelle que l’Assemblée Nationale « c’est là où doit avoir lieu le débat démocratique. Légiférer, c’est débattre. »

Quant au refus de débattre avec Jeanine Dubié, Claude Gaits indique que « nous sommes des Bigourdans, nous sommes des gens civilisés, des gens courtois. Ce débat en aurait été de même. »

Et de conclure sur les débats et l’engagement de Jeanine Dubié lorsqu’il a fallut se battre pour que l’Etat participe financièrement à la reconstruction des Vallées et de Lourdes après les inondations qui ont touché les Hautes-Pyrénées en 2013.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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