La maire de Lourdes, Josette Bourdeu, souhaite armer la police municipale (Pyrénéesinfo Lourdes, Eric BENTAHAR).

La maire de Lourdes, Josette Bourdeu, souhaite armer la police municipale (Pyrénéesinfo Lourdes, Eric BENTAHAR).

Dans une ville où les pélerins viennent du monde entier, la sécurité est une préoccupation quotidienne à Lourdes. De la vie des habitants aux grands pèlerinages dans les Sanctuaires, la question se décline dans la ville haute comme dans la ville basse.

« Depuis les attentats du 13 novembre dernier, le dispositif vigipirate a été renforcé devant les écoles », note la maire de Lourdes, Josette Bourdeu, au cours d’un point presse de rentrée. Mais la première magistrate souhaiterait également un renfort des effectifs de sécurité dans la cité mariale. « C’est notre demande perpétuelle. Mais la réponse de l’Etat, c’est la vidéo-protection. Nous sommes en train de travailler autour de cela, avec notamment le déploiement de la fibre optique », explique Josette Bourdeu. Cela permettra de relier les nouvelles caméras vers le centre opérationnel de Lourdes en journée, et vers Tarbes la nuit. « Nous avons obtenu une subvention de 80 % de l’Etat pour certaines caméras, comme autour des Sanctuaires ou dans le centre de Lourdes. » Ce sont 17 caméras qui seront ainsi installées dans les prochains mois.

La police est en première ligne dans ce besoin de sécurité. « Nous avons une collaboration intense entre la police municipale et la police nationale. On est tous sur la même longueur d’ondes (…). On étudie la possibilité d’armer notre police municipale, car nos agents sont primo-intervenants en cas d’attaque. Et je veux les protéger ! »

La sécurité à Lourdes, c’est aussi la gestion de la mendicité agressive et les pélerinages comme celui des gens du voyage. Pour les Roms, « nous avons donné des directives à la police municipale. Un certain nombre arrive dès le 11 février. On va être très actif pour ne pas les laisser s’installer », explique la maire de Lourdes.

Pour les gens du voyage, le dispositif mis en place l’an dernier sera renouvelé. « On a amené des solutions différentes. Les familles des gens du voyage ont joué jeu de l’arrivée le 16 août. On a ouvert des terrains de délestage en amont de la ville, ce qui a permis d’éviter l’engorgement de la cité. »

Reste que la fermeture du Pont Peyramale va apporter une nouvelle complication cette année, tant pour l’arrivée à Lourdes des gens du voyage, que pour le quotidien des pélerins et des Lourdais.

Pyrénéesinfo à Lourdes, Eric BENTAHAR.

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