Gilles Craspay, président de l'UDI des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

Gilles Craspay, président de l’UDI des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

Suite au vote d’une motion de soutien aux salariés de MG Call Tarbes lors du conseil communautaire du Grand Tarbes, le jeudi 24 septembre 2015, le président de l’UDI des Hautes-Pyrénées, Gilles Craspay, réagit. Voici son communiqué.

« Hier soir, le Grand Tarbes a voté à l’unanimité une motion de soutien aux salariés de MG Call victimes des pratiques honteuses d’un patron voyou. Les élu(e)s communautaires, toutes sensibilités politiques confondues, ont voulu, par ce vote, exprimer leur entière solidarité envers les 149 salariés ainsi que leur total soutien dans les démarches engagées par ces derniers en vue d’obtenir l’indemnisation à laquelle ils ont légitimement droit.

Je me félicite de ce vote. Mais il n’exonère en rien ceux qui, parmi les décideurs (Grand Tarbes, Pôle Emploi), ont, par négligence ou amateurisme, une part de responsabilité évidente dans ce scandale. Le moment venu, ils devront expliquer les raisons qui les ont conduit à accompagner ce projet d’installation sur la zone de Bastillac en dépit de l’absence manifeste de garanties fournies par le porteur de projet.

En attendant cette nécessaire mise au point, c’est la situation des salariés qui doit nous préoccuper. Et, aujourd’hui, la balle est dans le camp de l’État. La ministre du Travail et de l’Emploi, Myriam El Khomri, a été saisie par courrier par le collectif de salariés. La ministre doit intervenir dans les plus brefs délais – et sans attendre la décision du Tribunal de Commerce qui sera rendue le 5 octobre – pour satisfaire l’une des revendications des salariés : la nomination d’un médiateur en vue d’ouvrir au plus vite les négociations qui permettront d’indemniser les salariés.

Au-delà des réponses d’urgence, il conviendra de mobiliser tous les dispositifs existants pour permettre à celles et ceux qui le veulent de bénéficier d’une formation, étape essentielle vers un emploi durable, ou de concrétiser un projet de création d’activité. Le Conseil Régional, qui dispose d’un bureau territorial à Tarbes, devra instruire prioritairement les dossiers de financement de modules de formation professionnelle. De même, le CDDE 65 devra mobiliser les fonds européens FSE dont il dispose pour financer les projets de création d’activité qui, souhaitons-le, verront le jour.

Il faut tirer les enseignements de cet épisode lamentable de telle sorte qu’il ne se reproduise plus. La plus grande vigilance dans l’emploi des fonds publics s’impose. À l’heure où le Gouvernement se montre incapable d’inverser la courbe du chômage, le développement économique et la création d’emplois sont des domaines trop complexes pour, localement, les confier aux amateurs ou aux naïfs. »

Gilles Craspay, président de l’UDI 65.

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