Le tribunal de commerce décidera de l'avenir de la société MG Call à Tarbes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le tribunal de commerce décidera de l’avenir de la société MG Call à Tarbes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Ce sera sans doute la plus longue journée pour la centaine de salariés de la société MG Call à Tarbes. Après plusieurs jours de lutte et d’occupation des locaux pour obtenir leur salaire du mois d’août, ils attendaient ce mardi 15 septembre 2015 une réponse de leur PDG sur l’avenir de leur entreprise.

Une réponse qui devait passer par un contrat, en version papier, demandé par la Préfète des Hautes-Pyrénées pour assurer une activité partielle pour les salariés de l’entreprise. Des « éléments crédibilisant ses promesses ». Ce matin, un document a été transmis par le PDG. « Un document qui n’était pas le document présenté la veille » sur un ordinateur, précise Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc. Un document qui n’était pas un contrat. « J’ai saisi le Procureur de la République pour engager une procédure de cessation de paiement devant le Tribunal de Commerce », explique la Préfète des Hautes-Pyrénées. Concrètement, le tribunal de commerce devrait donc prononcer un redressement judiciaire au mieux, une liquidation judiciaire plus sûrement.

C’est donc l’épilogue dramatique pour une centaine de salariés et leurs familles qui attendaient autant que redoutaient cette situation. C’est la Préfète qui les a informé directement, à l’occasion de deux réunions en préfecture ce mardi. « Dès demain après-midi [mercredi 16 septembre 2015, NDLR], une cellule de soutien psychologique sera mise en place auprès des salariés. Pôle Emploi mobilisera un dispositif d’aide pour la recherche d’emploi ; des contacts ont été établis avec d’autres centres d’appels du département qui recrutent. La mission locale, les services sociaux du Département et la CAF vont se mobiliser pour trouver des solutions intermédiaires pour chaque salarié, en fonction de leur situation personnelle », explique Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc.

A plusieurs reprises ces derniers jours, les salariés ont montré du doigt le Grand Tarbes, propriétaire du Télésite à Bastillac où est hébergée la société MG Call depuis un an. « En août 2014, nous avons été sollicité par la Sofred, un cabinet de consultant autour de ce projet. Nous étions en concurrence avec Pau et Albi. Et comme nous ne sommes par des perdreaux de l’année, nous avons pris des renseignements. Le MDG n’est pas fiché par la République, son casier judiciaire est vierge, il n’a pas de fichier bancaire, il a honoré toutes ses échéances. Nous avons travaillé de concert avec la Préfecture, vous vous en doutez bien », explique Yannick Boubée, premier vice-président du Grand Tarbes. « Le Grand Tarbes n’a pas donné un euro de subvention ou d’aide. Nous n’avons pas le droit », ajoute Yannick Boubée, tout en précisant que 150 000 euros de travaux dédiés à l’entreprise avaient été réalisés sur le site. Tandis que les premiers loyers devaient être payés ce mois de septembre. « Nous ne sommes que le bailleur. »

Et même si Yannick Boubée avoue « penser aux salariés » et que cette situation est « un échec pour le territoire », il reste une centaine de personnes aujourd’hui sans travail qui, ironie de l’histoire, ont accueilli une vague de nouveaux employés ce mardi matin qui devaient débuter un CDI à MG Call Tarbes…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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