Rentrée offensive pour le maire de Tarbes, Gérard Trémège (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Rentrée offensive pour le maire de Tarbes, Gérard Trémège (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

L’été des animations, les travaux dans la ville, mais aussi le Grand Tarbes et l’affaire judiciaire en cours, Gérard Trémège n’a écarté aucun sujet pour sa conférence de presse de rentrée. Face à la presse des Hautes-Pyrénées, le maire de Tarbes est d’abord revenu sur le succès des rendez-vous de l’été à Tarbes, des fêtes jusqu’à la paëlla géante. Même si le contexte financier national et local a pesé sur leurs organisations. « Nous nous sommes interrogés sur le maintien des manifestations. Mais si on peut apporter de la joie et de la convivialité, il faut le faire. J’ai demandé à Michel Garnier d’organiser les manifestations de l’été avec un budget en baisse de 10% », explique Gérard Trémège.

Même constat pour les investissements dans la ville. « Le gouvernement est engagé dans une politique drastique de réductions des dépenses. On ne les voit pas beaucoup, sauf dans les collectivités locales. Pour nous, c’est 3,3 millions d’euros de dotations en moins pour les trois prochaines années. C’est 1 millions d’euros en moins en 2015. » Une situation que le maire de Tarbes juge « absurde » car « 1 million d’euros de dotations en mois, c’est 10 millions d’euros d’investissement en moins (…). On va réduire notre investissement de quelques millions l’an prochain ; on va devoir hiérarchiser et reporter certains travaux. » Ce sera le cas notamment de la construction du Centre de congrès et de la rénovation du Palais des sports. Soit autant de chantiers en moins pour des entreprises locales déjà en difficultés.

Le Grand Tarbes était également au coeur de la rentrée du maire de Tarbes. «  »Que la ville préfecture n’ait plus la présidence, c’est secondaire, même si on est dans une logique nationale de mutualisation. Aujourd’hui, on est dans une situation politique que je n’ai pas cherché. Ils sont revenus à la politique politicienne. On nous a délibérément placé dans l’opposition. Nous sommes considérés comme des exclus », explique Gérard Trémège. Evoquant les projets en cours, il se dit inquiet sur leur avenir, et notamment sur la réalisation du Bâtiment 313 de l’Arsenal, qui doit accueillir le complexe sportif. « Je me demande ce que va devenir ce projet. J’espère qu’il se fera, mais il y a un risque. »

Des interrogations aussi sur la majorité du Grand Tarbes. « Le Front de Gauche a fait campagne sur la gratuité des transports urbains. On va voir s’il l’obtient dans le budget 2015. Est ce que le Grand Tarbes va consentir ce cadeau au détriment du Bâtiment 313 ? J’en doute… »

Dernier grand sujet évoqué pour cette rentrée politique, l’affaire judiciaire en cours. « Depuis un an, nous avons subi beaucoup de choses : perquisitions, incursions intempestivves, téléphones sur écoute. Tout le monde comprend que les recherches me visent, mais je n’ai jamais été entendu », explique Gérard Trémège qui ajoute « je demande à être entendu pour voir le dossier, car je sais qu’il n’y a rien. Nous avons la sérénité de ce qui n’ont rien fait. La justice reconnaîtra qu’il n’y a rien. »

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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