Les syndicats demandent la fermeture administrative de la Polyclinique Ormeau Pyrénées à Tarbes, en attendant la fin de la grève (Pyrénéesinfo Tarbes, Illustration).

Les syndicats demandent la fermeture administrative de la Polyclinique Ormeau Pyrénées à Tarbes, en attendant la fin de la grève (Pyrénéesinfo Tarbes, Illustration).

Depuis le 8 novembre 2016, des salariés de la polyclinique Ormeau Pyrénées à Tarbes sont en grève. Une semaine de protestations contre les conditions de travail, les moyens alloués, mais aussi contre l’attitude de la direction de la clinique privée et son actionnaire Médipôle Partenaire.

Après de nombreuses manifestations dans les rues de Tarbes, et notamment à la rencontre des habitants pour expliquer leur situation, le dialogue reste bloqué entre les salariés et la direction.

Les délégués syndicaux ont donc décidé d’interpeller les parlementaires des Hautes-Pyrénées, mais aussi la Préfète, afin que les services de l’Etat interviennent pour la résolution du conflit. Rencontrée à sa permanence avant le week-end, la députée PRG des Hautes-Pyrénées, Jeanine Dubié, a annoncé qu’elle interpellerait la Ministre de la Santé sur la situation de la Polyclinique Ormeau Pyrénées de Tarbes.

Côté représentants de l’Etat, les syndicats demandent l’organisation d’une réunion tripartite où la Préfète et l’ARS joueraient les arbitres entre salariés et direction.

En attendant que les négociations aboutissent, les syndicats demandent la « fermeture administrative » de l’établissement de soin privé de Tarbes, au regard du manque d’effectifs dans les services. « Cette fermeture administrative nous semble d’autant plus justifiée que, depuis le début du conflit, la Préfecture sous le contrôle de l’ARS a procédé à des réquisitions pour assurer la continuité des soins dans certains services sans que la sécurité des patients ne soit assurée puisqu’en dépit des réquisitions, les services qui fonctionnent toujours le font en sous-effectif ou avec un manque de personnel qualifié et suffisant pour répondre à des cas d’urgence (maternité, chirurgie complexe). Qui plus est, il n’est pas inutile de rappeler la responsabilité directe de la direction dans cette situation puisque celle-ci continue sciemment à réaliser des entrées programmées de patients alors que les réquisitions ne devraient couvrir que les situations d’urgence. Cette attitude a d’ailleurs été condamnée par le représentant de l’ARS lors de la réunion qui s’est tenue samedi 12 novembre 2016 à la bourse du travail de Tarbes. », écrivent les représentants des syndicats dans leur courrier à la Préfète des Hautes-Pyrénées.

Ce lundi 14 novembre 2016, de nouvelles discussions devraient avoir lieu tandis que les salariés en grève manifesteront à nouveau dans les rues de Tarbes.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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