L'avenir de la Semi-Tarbes était au coeur des débats du conseil municipal de Tarbes, ce mardi soir (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

L’avenir de la Semi-Tarbes était au coeur des débats du conseil municipal de Tarbes, ce mardi soir (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le débat aurait pu être plus tendu, il a surtout été explicatif ce mardi 12 mai 2015, au sein du conseil municipal de Tarbes. Un seul point à l’ordre du jour, mais une heure et demi de séance pour définir et accepter le plan de relance de la Semi-Tarbes.

Avec ses 1 238 logements, la Société d’Economie Mixte de la Ville de Tarbes traverse, depuis plusieurs années, des difficultés financières importantes. De l’aveu même du Maire de Tarbes, Gérard Trémège, la structure est « structurellement déficitaire ». En clair, les loyers des locataires ne permettent plus d’assurer les coûts de fonctionnement de la Semi et le remboursement des emprunts réalisés pour la construction des logements sociaux. A cela s’ajoute quelques opérations qui ont grevé les comptes de la Semi durant ces trente dernières années.

Après avoir accepté une augmentation de capital de 1,4 millions d’euros l’an dernier, les élus du conseil municipal devaient valider la procédure d’accompagnement financier élaboré avec la Caisse de Garantie du Logement Local Social. Un accompagnement sur dix ans, avec un retour à l’équilibre dans six ans, afin de permettre de rénover les logements et assurer la viabilité de l’organisme de logements sociaux de Tarbes.

Une opération qui coûtera cher aux finances publiques. La Caisse de Garantie apportera 2,7 millions d’euros sur six ans ; la ville de Tarbes 1,3 millions d’euros, soit 220 000 euros par an. « C’est l’équivalent de l’augmentation des impôts locaux », explique Michèle Pham-Baranne, conseillère d’opposition PS.

Si les membres de l’opposition ne remettent pas en cause le besoin de financement de la Semi Tarbes, tous réclament un rapprochement avec un opérateur plus important. L’OPH revient dans les discussions. « La question à l’ordre du jour n’est pas la fusion de la Semi », écarte Gérard Trémège, rappelant que l’OPH n’aura pas les moyens de rentrer dans le capital de la Semi ; la valeur des biens immobiliers étant estimés à 83 millions d’euros.

Outre l’apport financier, la Semi Tarbes supprimera deux postes (non pourvus) et vendra cinq logements au cours des prochaines années. Le financement apporté permettra de réaliser 13,9 millions d’euros de travaux de rénovation énergétique dans 524 logements dès l’an prochain. Déjà, l’exercice budgétaire 2014 a permis de retrouver quelques marges de manoeuvres financières, mais pas assez pour entamer des travaux nécessaires dans des logements qui, pour certains, n’ont pas été rénovés depuis cinquante ans…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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