Le PCF et Front de Gauche a décidé de présenter un candidat à la présidence de l'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées. Jacques Lahoille (à gauche sur la photo) portera le projet des élus communistes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le PCF et Front de Gauche a décidé de présenter un candidat à la présidence de l’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées. Jacques Lahoille (à gauche sur la photo) portera le projet des élus communistes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le 31 décembre prochain, sept intercommunalités des Hautes-Pyrénées disparaîtront au profit de la nouvelle grande agglomération. La Communauté d’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées naîtra. Celle qui portera le même nom que l’aéroport réunira alors 86 communes et 133 conseillers communautaires.

Dès le 9 janvier 2016, tous seront réunis pour élire leur président, les 15 vice-présidents et les membres de la commission permanente. Face à Jean-Claude Beaucoueste, Yannick Boubée et, fort probablement Gérard Trémège, le Front de Gauche et les élus communistes ont décidé de présenter leur candidat à la présidence.

Jacques Lahoille, l’adjoint au maire d’Oursbelille et président de la future ex Communauté de communes Bigorre Adour Echez, a décidé de porter la voix des élus communistes, Front de Gauche et Républicains. 15 élus sous cette étiquette seront dans le futur conseil d’agglomération, soit plus de 10% du corps électoral. De quoi peser dans les discussions et former un groupe dans la future assemblée locale.

« 133 personnes, ça va être ingérable. On n’a pas les mêmes préoccupations entre Sarniguet et Aspin-en-Lavedan. Le périmètre nous a été imposé ; 61 communes sur les 86 étaient opposés à ce projet », note Jacques Lahoille. L’occasion de rappeler que le Front de Gauche était opposé à cette grande agglomération de plus de 120 000 habitants, construite sans un véritable projet ni une adhésion des habitants.

A l’appui de cette candidature, les élus Front de Gauche ont décidé d’apporter un projet pour la future grande agglomération, avec des propositions concrètes pour susciter le débat. « Ce qui nous importe, c’est de servir une population avec des services publics. Il faut mettre des moyens face aux attentes de nos concitoyens. On fixe ainsi les objectifs de ce qu’on veut faire et ne pas faire », ajoute Erick Barrouquère-Theil.

A commencer par l’école que les élus communistes veulent conserver dans le giron des communes, alors même que celles du Pays de Lourdes sont communautaires. Tous craignent que cette compétence devienne obligatoire dans deux ans, et que l’avenir scolaire quitte les élus locaux au profit des conseillers communautaires.

Parmi les propositions pour l’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées, les élus communistes proposent de conforter les zones industrielles, instaurer la gratuité des transports en commun dès 2020, renforcer l’économie sociale et solidaire, assurer le droit à la culture et au sport pour tous, recourir au référendum d’initiative locale sur les grands projets de l’agglomération, soutenir l’aéroport et le rail…

Entouré le Marie-Pierre Vieu, Jean Buron, Simone Gasquet et de nombreux élus communistes, Front de Gauche et Républicains, Jacques Lahoille portera une autre voix lors d’un premier conseil communautaire électoral qui risque d’être fort agité.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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