Après la Préfecture des Hautes-Pyrénées et le Grand Tarbes, les salariés de MG Call ont été reçus par le maire de Tarbes et ses équipes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Après la Préfecture des Hautes-Pyrénées et le Grand Tarbes, les salariés de MG Call ont été reçus par le maire de Tarbes et ses équipes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

La fin de semaine a été très active pour les salariés de la société MG Call à Tarbes. Ce lundi 21 septembre 2015, la direction est convoquée devant le tribunal de commerce de Tarbes pour cessation de paiement avec, en ligne de mire, un redressement judiciaire ou une liquidation judiciaire.

Si cette dernière option était décidée par les juges, alors ce serait la fin de cette aventure mouvementée au coeur du Grand Tarbes. Et pour les salariés, le début de leur prise en charge par Pôle Emploi en tant que demandeurs d’emplois… et non plus comme salariés en formation.

Car l’attitude de Pôle Emploi dans ce dossier a provoqué de fortes interrogations chez les 151 salariés de MG Call. Chacun a été formé par une filiale du PDG de MG Call durant deux mois, occasionnant des frais de formation de 9 à 12 euros de l’heure, en plus de la prise en charge financière des « futurs » salariés par les fonds publics.

Désormais, les salariés demandent à être pris en charge à travers le CSP (contrat de sécurisation professionnelle), habituellement dévolu aux licenciements économiques. Ils demandent également que leurs indemnités puissent être plus longues que le délai prévu par la loi.

Autant de demandes qui ont été émises devant la Préfète des Hautes-Pyrénées en fin de semaine, tout comme devant le Grand Tarbes et le maire de Tarbes ; ce dernier ayant reçu une délégation de dix salariés à l’Hôtel de Ville vendredi matin.

L’occasion pour Gérard Trémège de renouveler ses nombreux doutes sur ce dossier. « Pendant presqu’un an, des gens irresponsables ont soutenu [le PDG de MG Call], alors que nous avions allerté le Grand Tarbes », explique Gérard Trémège, dénonçant « ceux qui lui ont mis à disposition des locaux en y investissant des sommes importantes. Le Grand Tarbes a une responsabilité dont il ne peut s’exonérer. »

Mais cette rencontre avait essentiellement pour but d’aider les salariés domiciliés à Tarbes. Le maire a ainsi annoncé que les enfants des familles en difficulté pourraient fréquenter la cantine, les alae et les centres de loisirs des écoles de la ville gratuitement, le temps de toucher les premières indemnités. De même, le Centre communal d’action sociale apporter son aide, notamment en donnant accès à l’épicerie sociale de la ville.

Si l’aventure devrait se terminer pour l’entreprise, les futurs ex-salariés attendent des aides immédiates et rapides.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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