Le traditionnel défilé du 1er mai aura lieu à Tarbes à partir de 10h30 (Pyrénéesinfo Tarbes).

Le traditionnel défilé du 1er mai aura lieu à Tarbes à partir de 10h30 (Pyrénéesinfo Tarbes).

Appelant à la mobilisation pour le traditionnel défilé du 1er mai à Tarbes (Hautes-Pyrénées), voici le communiqué de la CGT 65.

« Les manifestations pour demander le retrait de la loi El Khomri ont réuni 500 000 personnes dans toute la France en dépit des vacances scolaires en cours (Midi Pyrénées, région Parisienne..), soit une progression de la mobilisation par rapport à celle du 9 avril selon les estimations chiffrées des syndicats et du gouvernement.

Alors que la mobilisation s’installe dans la durée, les manifestations d’hier ont été marquées par  des affrontements avec les forces de police et des dégradations qui sont le fait d’une infime minorité.

Choisissant délibérément d’oublier les raisons profondes du mécontentement social qui règne dans le pays, le rejet par près de 70 % de l’opinion de la loi El Khomri, les conflits locaux et sectoriels qui se développent, le gouvernement relayé par certains  médias a essentiellement insisté sur les actes violents qui se sont déroulé à Paris, Nantes, Marseille, Rennes ou Toulouse.

Ainsi,  le Ministre de l’intérieur, sur un ton des plus martial, a décidé d’instrumentaliser ces actes injustifiables en   enjoignant aux organisations syndicales CGT-FO-Solidaires-FSU de condamner les violences recensées, Bernard Cazeneuve en appelant  à « l’amour de la République » pour justifier son expression.

Les organisations syndicales n’ont aucune leçon de républicanisme à recevoir de la part d’un gouvernement qui a décidé quant à lui de jeter aux oubliettes la république sociale que vantait Jaures.

D’autres, acteurs politiques en mal d’existence ou éditocrates patentés se sont précipités pour exiger pêle-mêle  l’arrêt des mobilisations sociales, une « reprise en main » du pays par le pouvoir, n’hésitant pas à utiliser les drames qu’a connu la France en novembre 2015 pour exiger un état d’urgence perpétuel qui devrait museler l’expression sociale.

Pour qui nous prennent  le Ministre de l’Intérieur et le gouvernement ?

Est-il nécessaire de rappeler que les organisations syndicales n’en appellent jamais à l’utilisation de la violence pour exprimer une opinion et que le droit de manifester est reconnu par la constitution.

Il est évident que les organisations  syndicales et la CGT au premier chef condamnent la violence , toutes les violences, celles qui ont touché très gravement les forces de l’ordre comme celles qui ont affecté très gravement  des manifestants pacifiques qui exprimaient leur opinion.

A titre d’illustration, les organisations syndicales en pleine responsabilité ont ainsi décidé d’interrompre en accord avec la Préfecture la manifestation Toulousaine du 28 avril compte tenu de la tournure des évènements.

La CGT condamne également l’attitude d’un gouvernement qui reste sourd à l’expression populaire et qui a décidé de trahir tous ses engagements, de mettre à bas un siècle de conquêtes sociales en détruisant ce patrimoine commun des salariés que constitue le code du travail.

Alors, n’en déplaise au gouvernement qui préfère satisfaire le MEDEF à longueur de pacte de responsabilité, de démantèlement des services publics, de CICE…., les organisations syndicales en toute responsabilité continuent d’appeler à la mobilisation contre une loi scélérate de destruction des droits des travailleurs et futurs travailleurs.

C’est pourquoi elles appellent tous les salariés à exprimer leur rejet de la loi El Khomri le 1er mai 2016 lors des manifestations intersyndicales.

La première manifestation du 1er mai s’est déroulée en 1 886 aux Etats Unis, alors que les salariés Américains manifestaient pour la journée de 8 heures.

Aujourd’hui, 130 ans plus tard, le 1er mai est synonyme de lutte contre le projet El Khomri qui veut faciliter les licenciements, précariser les CDI, permettre la semaine de 60 heures et institutionnaliser un code du travail à la carte pour le MEDEF (entreprise par entreprise).

CGT-FO-FSU, Solidaires appellent donc plus que jamais à manifester le dimanche 1er mai 2016 à Tarbes (bourse du travail à 10h30).

Ensuite, le 3 mai, jour de l’ouverture du débat parlementaire sur le projet El Khomri, les salariés seront appelés à interpeller les parlementaires qui n’ont pas été élus par le peuple  pour détruire les droits des salariés. »

Communiqué de l’Union Départementale CGT 65 et José Navarro, secrétaire adjoint UD CGT 65.

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