Les vice-présidents du SMTD 65, autour du président Guy Poeydomenge, ont fait le point sur le dossier de l'usine de tri mécano-biologique de Bordères/Echez (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Les vice-présidents du SMTD 65, autour du président Guy Poeydomenge, ont fait le point sur le dossier de l’usine de tri mécano-biologique de Bordères/Echez (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

En 2010, le plan départemental de traitement des déchets ménagers était adopté dans les Hautes-Pyrénées. Parmi les choix des élus, la construction d’une usine de tri mécano-biologique implantée à Bordères-sur-l’Echez. Celle-ci devait ouvrir dans le courant de l’année 2015. Pour cela, 3,5 millions d’euros ont déjà été investis en études, tandis que les marchés de travaux ont été attribués depuis décembre 2012.

Sauf que les recours contre le projet se sont multipliés ces derniers mois, tant par l’association ADRISE que par la municipalité de Bordères/Echez. Et depuis, le projet patiente sur les plans en 3D du SMTD.

Guy Poeydomenge, le président du Syndicat Mixte de Traitement des Déchets des Hautes-Pyrénées, organisait une conférence de presse ce lundi 8 juin 2015 sur ce dossier, et sur les retards encore à prévoir. Car le Conseil Départemental des Hautes-Pyrénées a décidé de lancer une expertise sur le process de traitement retenu par le SMTD. « C’est un moratoire de fait. Nous avons pris en compte tous les retours d’expérience, notamment sur les sites de Montpellier et d’Angers. Je ne crains pas l’étude, ni ses résultats, dans la mesure où elle est menée en toute objectivité », explique le président du SMTD 65.

En attendant, l’expertise ne sera pas rendue avant la rentrée de septembre. Si elle ne soulève pas de problèmes, les travaux pourraient commencer en octobre 2015, pour un chantier de 18 mois… auxquels s’ajoutent six mois de mise en service. Fin 2017, l’usine serait alors opérationnelle.

Sauf que le centre d’enfouissement de Bénac fermera ses portes dès le 31 décembre 2015. Dès le prochain Nouvel An, les Hautes-Pyrénées vont cumuler 75 à 80 000 tonnes de déchets ménagers et d’encombrants chaque année, sans pouvoir les retraiter.

Il faudra donc exporter nos déchets vers l’extérieur des Hautes-Pyrénées. Si le SMTD 65 a lancé un appel d’offres pour trouver des sites d’enfouissement ou de traitement, c’est la facture du transport qui va se rajouter sur la feuille d’impôt de contribuables. Un surcoût déjà estimé à 20 à 30 % de la facture actuelle. Le tout pendant au moins deux ans… Le temps que le projet de près de 50 millions d’euros de travaux soit mis en route et surtout terminé dans le Grand Tarbes.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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