Une surmortalité des amphibiens sur le Parc National des Pyrénées serait due à un virus (Photo PNP).

Une surmortalité des amphibiens sur le Parc National des Pyrénées serait due à un virus (Photo PNP).

Suite aux deux observations réalisées au mois de mars 2017 (val d’Azun et vallée de Gavarnie, Hautes-Pyrénées) faisant état d’une mortalité massive d’amphibiens dans les laquettes, des échantillons ont été récupérés par les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées et analysés au laboratoire du Centre d’Ecologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (Hérault).

Les résultats de ces autopsies ont montré la présence d’une nouvelle pathologie jusqu’alors inconnue dans les Pyrénées mais déjà présente notamment au Parc national du Mercantour : le ranavirus. Un tiers des espèces d’amphibiens recensés dans le monde est menacé d’extinction. Des maladies infectieuses telles que le ranavirus participent à ce déclin.

Il s’agit d’un virus à large spectre qui touche potentiellement toutes les espèces d’amphibiens. Il peut donner lieu à des mortalités massives ou ne pas causer de dégât en fonction du type de ranavirus, des populations et des espèces touchées. La mortalité constatée dans les Pyrénées peut donc avoir été causée par de multiples facteurs concomitants dont le ranavirus mais également un choc thermique, le stress…

Ce virus touche aussi bien les larves que les adultes mais il n’y a pas de risque pour l’Homme. Une étude épidémiologique va être engagée sur le territoire du Parc national des Pyrénées afin d’évaluer la répartition du virus et de réaliser un inventaire de la population touchée.

Pyrénéesinfo, Communiqué.

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