Débat tendu au Grand Tarbes autour du projet d'Auchan sur la zone Séméac-Soues et l'avenir des commerces de centre ville (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Débat tendu au Grand Tarbes autour du projet d’Auchan sur la zone Séméac-Soues et l’avenir des commerces de centre ville (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le dernier conseil communautaire du Grand Tarbes avait été calme jeudi dernier, en comparaison des premières séances de la nouvelle majorité. Pourtant, un point a cristallisé le mécontentement d’une partie des conseillers communautaires : la délibération « technique » sur la ZAC Séméac-Soues. Une délibération qui devait permettre d’appuyer le retour du dossier d’Auchan en CNAC à Paris en ce début de mois d’octobre. Car la présidence du Grand Tarbes l’assure, Auchen viendra bien en 2017 sur la zone de Séméac-Soues, si le dossier est validé en commission nationale d’aménagement commercial.

Si l’opposition communautaire, menée par le maire de Tarbes Gérard Trémège, a largement voté contre la délibération, c’est pour une raison réaffirmée par courrier au président du Grand Tarbes, Charles Habas, ce 1er octobre 2014. « Je vous demande (…) de bien vouloir faire procéder à une nouvelle étude d’impact du projet commercial sur Séméac-Soues, afin que nous puissions disposer de données actualisées nous permettant d’évaluer les conséquences sur notre territoire », écrit Gérard Trémège à Charles Habas.

« Depuis 2008, il y a une crise qui s’aggrave. Tant que ce ne serait pas fait, nous voterons contre tout projet », expliquait le maire de Tarbes en séance du conseil communautaire.

La première étude d’impact, réalisée en 2008, impliquait plusieurs centaines de destructions d’emplois dans le centre ville tarbais, mais aussi dans les centres commerciaux existants d’Orleix et de Laloubère. Des destructions compensées par les créations prévues sur la zone Séméac-Soues. « Il faudra être sourd et aveugle pour ne pas mesurer que la situation économique compte des incidences lourdes sur le commerce, et notamment le commerce de proximité (…) La situation empire de jour en jour. Il existe des commerces qui foerment, des TPE qui rencontrent les pires difficultés, des commerces qui passent des journées sans faire un euro de chiffre d’affaire. Il y a des moments où il faut prendre le temps de réfléchir », ajoute François-Xavier Brunet, premier adjoint de Tarbes et président de la CCI des Hautes-Pyrénées.

Du côté de la majorité, la position réaffirmée est de favoriser le développement de ce secteur économique de l’agglomération. « la CDAC, ce sont des gens qui réfléchissent », explique en préambule Yannick Boubée, maire d’Aureilhan et 1er vice-président du Grand Tarbes. « Il faut soutenir les commerces de proximité. Mais nous avons dépensé 13 millions d’euros sur ce projet, on est engagé sur 15,5 millions d’euros. 40 hectares de terrain ont été acquis. Qu’en ferions-nous si le projet ne se faisait pas ? Bien sûr qu’il y aurait des dégâts, mais ce vote ne fait que continuer des votes unanimes jusqu’à présent », ajoute yannick Boubée, tout en s’interrogeant sur le changement de position de l’ancienne majorité communautaire. « On ne fait que compléter une délibération qui a été votée à l’unanimité. »

« Nous devons simplement vérifier que nous allons favoriser l’implantation du bon équipement au bon endroit, au bon moment, sans que l’offre existante en centre-ville et en périphérie ne soit ravagée. Tant que cette opération (la réalisation d’une étude d’impact, NDLR) n’aura pas été effectuée, nous ne pourrons voter aucune délibération ayant trait à ce sujet », conclut Gérard Trémège dans son courrier à Charles Habas.

Les débats ne font que commencer…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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