Michel Pélieu rappelle que le Département des Hautes-Pyrénées n'est pas le porteur de projet de l'usine de tri mécano-biologique de Bordères/Echez (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Michel Pélieu rappelle que le Département des Hautes-Pyrénées n’est pas le porteur de projet de l’usine de tri mécano-biologique de Bordères/Echez (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Sitôt la nouvelle assemblée départementale installée en mars dernier, le président Michel Pélieu avait promis de soumettre aux nouveaux élus la demande d’une étude d’expertise sur la construction de l’Unité de traitement de valorisation à Bordères/Echez.

Si le Département n’est pas impliqué directement dans la création de cette usine controversée par un collectif de riverains, l’étude devait apporter un regard indépendant sur le futur site de tri mécano-biologique. Si indépendant que le Conseil Départemental a fait appel à la société qui s’était penché sur le cas d’une même usine à Angers… demandant sa fermeture.

Lancé le 1er juillet, l’étude a été remise il y a quelques jours aux élus départementaux. Michel Pélieu l’a présentée publiquement ce lundi 14 septembre 2015 aux élus, puis à la presse. « Les procédés sont complexes, et de tels projets doivent respecter un certain nombre de préalables pour être réellement viables et vertueux. De ce point de vue, l’étude a relevé dans le présent projet de nombreux points favorables sur le plan technique. Elle a également listé des préconisations d’amélioration que je transmets au porteur de projet, le SMTD », explique Michel Pélieu.

Car le président du Département le rappelle : « le porteur du projet n’est pas le département mais le SMTD. Le Département n’est pas membre du SMTD. La balle est dans le camps du président du SMTD. La décision de faire ou de ne pas faire l’usine ne relève que du SMTD. »

Parmi les points positifs relevé par le cabinet d’expertise, l’existence d’un groupement réunissant Vinci (le constructeur) et Véolia (le gestionnaire) dans une structure commune, un « dimensionnement cohérent au regard du territoire » et « de nombreux aménagements prévus pour maîtriser les risques de nuisance olfactive ».

Pour autant, le cabinet recommande notamment des aménagements pour améliorer la qualité du compost produit et « une grande vigilance à apporter à l’exploitation pour maîtriser les risques de nuisance ».

Reste une interrogation sur le financement de l’usine. Le projet, prévu à 30 millions d’euros en 2010, devrait en coûter au moins 50 millions d’euros. Le Département a accepté de financer 15 millions d’euros, dont 12 pour l’usine de tri mécano-biologique de Bordères/Echez. Mais une nouvelle loi votée en juillet 2015 restreint les financements publics pour ce genre de projet. Michel Pélieu en appelle donc à la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, pour préciser si Le Département peut apporter sa contribution.

Dans tous les cas, l’avenir de l’usine dans l’agglomération de Tarbes se décidera dans les bureaux du SMTD 65.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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