Les membres de la CDCI lors de la dernière réunion à la Préfecture des Hautes-Pyrénées (Document CCCO).

Les membres de la CDCI lors de la dernière réunion à la Préfecture des Hautes-Pyrénées (Document CCCO).

Les échanges autour de la (future ?) grande agglomération Tarbes Ossun Lourdes ne sont pas terminées, malgré le vote de la CDCI. Vendredi dernier, une majorité d’élus locaux ont rejeté l’amendement déposé par les élus des Communautés de communes du Canton d’Ossun et de Gespe Adour Alaric, imposant à ces deux communautés une fusion avec le Pays de Lourdes, le Grand Tarbes, la Communauté de Batsurguère, le Montaigu et ??. Un choix que les élus ruraux du canton d’Ossun refusent. Ils entendent poursuivre leur combat contre cette fusion imposée par la Préfète des Hautes-Pyrénées, de l’intérieur ou de l’extérieur… Voici leur communiqué.

« Indignés, bien sûr, mais peu surpris du vote de la CDCI du 26 février 2016 rejetant notre projet d’amendement en vue de fusionner les deux Communautés de communes du Canton d’Ossun et de Gespe Adour Alaric, nous voudrions quand même remercier ceux qui nous ont apporté leur appui. Ces remerciements s’adressent aux élus, déçus des effets de la Loi NOTRe sur leurs territoires ruraux, qui ont su résister aux pressions exercées sur eux et qui ont même parfois courageusement plaidé, en vain malheureusement, pour le respect de la démocratie locale. Toutefois, force est de constater que seuls 19 d’entre eux nous ont finalement crédité d’un vote favorable : hélas, en politique, on le sait, l’hypocrisie est reine et ce sont souvent vos « amis de 20 ans » qui vous poignardent dans le dos.

Malgré l’amertume légitime des Maires ruraux, qui se sont massivement mobilisés, nous ne baisserons pas les bras et continuerons à défendre notre projet intercommunal jusqu’au bout pour éviter à nos administrés le piège de cette agglomération XXL (86 communes et 135 élus) car l’intercommunalité ne se décrète pas, elle se construit ! Ce Schéma devra maintenant repasser devant les Communes et leurs Conseils municipaux et nous avons bon espoir qu’il soit de nouveau rejeté, obligeant la CDCI à se questionner une nouvelle fois sur ce périmètre sans projet.

Si cette grande agglomération voit le jour, plus rien ne se fera, plus rien ne se passera entre ces deux pôles urbains que sont Tarbes et Lourdes ! En revanche, les contribuables, habitants et entreprises, des territoires ruraux seront les bienvenus pour supporter le financement de travaux urbains ! Quand on entend, publiquement, des élus tarbais et lourdais soutenir le projet de grande agglomération pour régler leurs problèmes de gouvernance, qui divisent et opposent l’urbain et le rural, la droite et la gauche, pour dénouer des rivalités partisanes et des querelles d’égo vieilles de 20 ou 30 ans et, bien sûr, renflouer les déficits accumulés par une mauvaise gestion, il ne faut pas s’étonner que nous ne soyons pas pressés de les rejoindre… Mais où est donc cet intérêt général que d’aucuns se plaisent à mettre en exergue ?

Nous sommes aujourd’hui dépités, mais pas étonnés, que les premiers Communiqués de presse, parus au lendemain de cette pantalonnade du 26 février 2016, émanent de représentants d’un parti d’extrême droite. Ces derniers n’ont pas manqué de pointer du doigt ce déni de démocratie locale, ces « petits arrangements entre amis » au pouvoir, ce mépris affiché pour la ruralité et pour la légitimité, pourtant issue du suffrage universel direct, de nos Maires dont l’autorité sur leur territoire est ainsi délibérément bafouée : les rangs des contestataires n’ont malheureusement pas fini de grossir ! A qui la faute ?

Nous voulons pourtant encore espérer que ce département évitera la honte de se voir imposer, par une fonctionnaire de passage, un projet dont près de 80% des élus du territoire concerné ne veulent pas. Nos collectivités rurales ont su développer des zones d’activités artisanales, tertiaires ou industrielles, créer des emplois et maintenir des services de proximité hors des centres urbains. Quoiqu’en disent certains, notre « patrimoine rural » ne peut se résumer aux seuls « rétables de nos églises » et c’est bien justement l’existence d’un ensemble immobilier à vocation économique de près de 18 000 m² et d’une valeur de plusieurs millions d’euros qui fait saliver les grands voisins de la CCCO. Puisqu’on nous raille en nous expliquant que les Maires ruraux de cette grande agglomération y détiendront la majorité, nous allons travailler à relever ce défi et bâtir avec eux NOTRe projet d’intercommunalité rurale.

Ceux qui intriguent sans relâche pour en prendre la Présidence risquent d’en être pour leurs frais !« 

Pyrénéesinfo Tarbes, E.B.

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