Jean Glavany, président de l'OPH 65, a annoncé un plan d'économies dès cette année (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Jean Glavany, président de l’OPH 65, a annoncé un plan d’économies dès cette année (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

L’OPH des Hautes-Pyrénées va devoir faire de sérieuses économies. Car l’Office Public de l’Habitat va subir de plein fouet les dernières décisions de l’Etat, faisant fondre de moitié son bénéfice annuel. « On nous empêche de réaliser la moitié de nos investissements. Et ce n’est qu’une étape. Dans deux ans, on serait dans le rouge et incapable de réaliser des constructions et des rénovations », explique Jean Glavany, le président de l’OPH65.

Entre la baisse des loyers, l’augmentation de la TVA et une taxe sur la plus-value des ventes HLM, ce sont près de 2 millions d’euros qui manqueront dans les caisses de l’OPH65 à la fin de l’année, après un bilan 2017 positif de 4,5 millions d’euros.

« On ne laissera pas faire ça. On ne va pas prendre le moindre risque pour les 8 000 locataires et les 200 salariés. Nous n’irons pas dans le rouge », ajoute Jean Glavany. C’est donc un plan d’économies important qui a été annoncé par l’ancien député socialiste.

La première décision concerne le cœur même de l’activité de l’OPH 65 : la construction de logements neufs dans le département, en ville comme à la campagne. Alors que l’Office construisait 120 à 140 logements par an, ce chiffre va baisser drastiquement dès cette année. Idem pour les réhabilitations de logements qui vont se poursuivre, mais dans un rythme plus étalé dans le temps. Enfin, le nombre de salariés va diminuer à l’OPH 65, à la faveur des départs en retraite qui ne seront pas tous remplacés.

Sur la Télé de Tarbes >> Jean Glavany explique pourquoi il faudra faire des économies à l’OPH 65 (Avril 2018).

« Nous voulons maintenir l’OPH dans un équilibre économique », conclut Jean Glavany. Reste que de grandes opérations envisagées vont être repoussées, voire annulées. Comme la reconstruction de la caserne de gendarmerie, pour remplacer les logements et bureaux de la Caserne Charraz qui sont vieillissants. Mais aussi les rénovations en profondeur de la cité Solazur. Seule la rénovation de l’Ophite à Lourdes et ses 551 logements pourrait être poursuivie. « Aujourd’hui, on n’a pas les moyens de faire l’Ophite », lance Jean Glavany aux services de l’Etat…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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