Chantal Robin-Rodrigo, députée PRG des Hautes-Pyrénées (Tarbesinfo Images, Archives).

«Les annonces du gouvernement relatives au fonds national de péréquation postal, qui serait porté de 135 millions d’euros à un montant prévisionnel de 170 millions d’euros par an, ne sont pas un « plus » mais le maquillage d’un « moins ».

Cette rallonge budgétaire n’est qu’un faux semblant et un aveu consacrant le mouvement de réduction du nombre de bureaux de poste de plein exercice (réduit de près de 25% en 5 ans).

En effet, l’engagement de l’Etat n’est pas conditionné à un renforcement de la présence postale. Au contraire, il vise à poursuivre notamment « une concertation de qualité » lors des transformations des bureaux en agence postale ou simple relais poste.

Il confirme ce que les députés du groupe socialiste et radical avaient dénoncé lors de la discussion de la loi de 2009 sur la privatisation de la Poste : le refus du Gouvernement de définir une qualité de service minimale dans chaque point du réseau de la Poste. Si la Poste conserve ses 17 000 points de contact – obligation légale – elle pourra se contenter en milieu rural d’un service minimal.

Et pourtant, le rapport de la Cour des Comptes l’a encore rappelé en juillet 2010 : le réseau postal, facteur de cohésion sociale, est le plus performant en zone rurale après les écoles primaires.»

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