Gilles Craspay, adjoint au maire de Tarbes, lors du conseil municipal du 18 février 2013 (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Gilles Craspay, adjoint au maire de Tarbes, lors du conseil municipal du 18 février 2013 (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Jusqu’en 2008, les petits tarbais se levaient cinq jours par semaine pour aller à l’école. Depuis, l’école est passé à quatre jours partout en France et le retour en arrière voulu par le ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon fait débat. Car sur le papier, la réforme est simple : il suffit de revenir en arrière. Mais en bas du papier, un chiffre effraie les collectivités : la facture supplémentaire. 480 000 euros de surcoût en année pleine pour la seule ville de Tarbes. Et dans le contexte actuel, le surcoût de fonctionnement du Service Education et de la Caisse des écoles n’est pas négligeable.

C’est donc vers un report de la mise en place de cette réforme du rythme scolaire que s’oriente le Conseil municipal de Tarbes. « C’est une mesure de sécurité par rapport à la qualité de la prise en charge des enfants », explique Gilles Craspay, adjoint au maire de Tarbes.

Car la réforme des rythmes scolaires n’implique pas seulement une redistribution des heures de présence en cours. C’est tout le système d’accueil des enfants en dehors de la classe, et le fonctionnement des écoles qui doit être revu. A commencer par les temps d’animations avant et après la classe, gérés par les animateurs salariés de la ville de Tarbes. « Comment prend on en compte les trente à quarante cinq minutes chaque jour ? », s’interroge Gilles Craspay. En résumé, le temps en moins en classe va devenir du temps en plus dans les accueils de loisirs. De même le mercredi après la classe, à midi.

Si la mairie de Tarbes s’oriente vers une demi-journée de classe supplémentaire le mercredi matin, elle a demandé aux 3 000 familles tarbaises ayant un enfant dans les écoles leur avis sur la mise en place de cette réforme. Avec une question simple : faut-il la mettre en route dès la rentrée prochaine ou en septembre 2014 ? Question simple, réponse claire. Sur les 1 400 familles ayant répondu, 65 % souhaitent un report à la rentrée de 2014. « J’ai été consultée en tant que maman et j’ai voté blanc. Les élus Front de Gauche sont opposés au transfert de ces nouveaux temps libres aux mairies », indique Marie-Pierre Vieu, conseillère municipal d’opposition PCF.

Et même si l’Etat a promis une enveloppe d’aide de 280 000 euros pour une mise en place rapide, le conseil municipal penche vers un report à 2014.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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