Le mouvement des Indigné-e-s des Hautes-Pyrénées appelle à un nouveau rassemblement le samedi 15 octobre 2011, à 10h30, sur la rue Brauhauban à Tarbes (derrière le tribunal). Voici le communiqué expliquant leur engagement et leurs demandes.

«Des États-Unis à Bruxelles, de Grèce à la Bolivie, d’Espagne à la Tunisie, et ici, en France, la crise du capitalisme s’approfondit. Ceux qui nous imposent des recettes pour la dépasser en sont responsables. Celles-ci consistent à transférer des ressources publiques à des institutions financières privées alors qu’ils font payer la facture aux peuples avec des plans d’ajustement qui ne font pas sortir de la crise mais nous y enfoncent davantage.

Dans l’Union européenne (UE), les attaques des marchés financiers contre les dettes publiques exercent un chantage sur les peuples et prennent en otage les parlements, lesquels adoptent des mesures injustes, dépourvues de toute légitimité démocratique et dans le dos de leurs peuples. Au lieu de prendre des décisions politiques fortes face aux attaques des marchés financiers, les institutions européennes s’alignent sur eux.

Depuis le début de cette crise, nous assistons à une tentative de convertir la dette privée en dette publique. Il s’agit de socialiser impunément des pertes après avoir scandaleusement privatisé les profits.

Les taux d’intérêt élevés imposés pour obtenir un financement ne sont pas dus aux doutes concernant notre solvabilité mais aux manœuvres spéculatives que réalisent pour s’enrichir les grandes entreprises financières, en connivence avec les agences de notation.

Les restrictions budgétaires sont accompagnées de restrictions des libertés démocratiques. Citons, parmi celles-ci, les mesures de contrôle et d’expulsion de la population immigrée ainsi que les limitations à la libre circulation des Européens dans l’UE. Seuls l’euro et la libre circulation des capitaux spéculatifs ont les frontières ouvertes.

Nous sommes soumis à un processus d’arnaque collective. La dette publique N’EST PAS UN PROBLEME et pourtant ils l’utilisent comme prétexte pour nous faire croire que nous sommes dans une situation grave, qui justifierait les dures attaques en cours et à venir contre nos droits et notre patrimoine public. Au contraire, la dette privée est un vrai problème, mais au lieu d’appliquer aux banques les mesures d’austérité ils leur accordent des aides et des privilèges de toute espèce aux dépens du trésor public.

Ce ne sont pas nos salaires et nos pensions de retraite qui sont responsables du gonflement de la dette, ce sont les grands allégements fiscaux et les subventions en faveur du capital, la grande bouffe des armements et des produits pharmaceutiques. Ils nous mettent en faillite pour appliquer encore plus de mesures catastrophiques et de coupes budgétaires, afin de solder la terre et les biens publics.

Nous disons qu’ils retirent leurs mesures d’austérité ! Qu’ils s’en aillent ! Nous ne voulons pas le gouvernement de la troïka (Commission européenne, FMI et banque centrale européenne). Nationalisation des banques : avec ses plans de sauvetage, l’État les a déjà payées bien au-dessus de leur valeur boursière pour qu’elles continuent à spéculer. Ouverture au peuple des livres de la dette pour que nous sachions où est allé l’argent. Redistribution radicale des richesses et changement de la politique fiscale pour faire payer les possédants. Nous voulons le contrôle populaire démocratique sur l’économie et la production.

Nous devons nous indigner et nous révolter contre de telles attaques. Stop aux plans d’ajustement et de sauvetage. Non au paiement de la dette illégitime. Cette dette n’est pas la nôtre ! Nous ne devons rien, nous ne vendons rien, nous ne paierons rien ! Pour une démocratie directe et réelle maintenant. Défense du public. Pas une vente de propriété ou de services publics.»

Communiqué des Indigné-e-s des Hautes-Pyrénées.

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