Jean Glavany, député PS des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo Images Archives).

A propos d’une éventuelle fermeture de la prison de Tarbes, Jean Glavany, député socialiste des Hautes-Pyrénées, nous prie d’insérer. «Il existe bien des points communs entre le dossier de la Maison d’Arrêt de Tarbes et celui de l’hôpital de notre ville. Ces deux équipements de service public de notre ville, sont aujourd’hui menacés de fermeture et les similitudes sont flagrantes lorsque l’on met en parallèle les objectifs recherchés et les méthodes appliquées dans les deux cas. D’une part, l’absence totale d’information. Les personnels, les élus, la population ne sont informés de rien, tout se fait dans l’opacité la plus complète. La gouvernance relève des méthodes de l’ancien régime.

La désinformation touche à son comble quand Madame Alliot Marie nous écrit que la prison de Tarbes est vétuste et qu’elle ne permet pas de répondre aux règles pénitentiaires européennes ». Elle se trompe : ce qu’elle dit est faux ! Je l’ai d’ailleurs invitée à venir sur place afin qu’elle puisse constater la réalité des faits.

D’autre part, pour justifier ces fermetures, on nous dit qu’il s’agit « de bâtiments anciens, vétustes, inadaptés… ». Mais on ne mentionne jamais les travaux de rénovation entrepris ces dernières années alors même qu’ils représentent des investissements financiers très importants ! Si ces deux établissements étaient amenés à fermer, on assisterait à une gabegie insupportable des deniers publics !

Enfin, troisième similitude : la fin des services publics de proximité à taille humaine. Dans un cas on veut fermer l’Hôpital de Lourdes considéré comme « trop petit », dans l’autre on veut, pour les mêmes raisons, fermer la Maison d’Arrêt de Tarbes. Dans les deux cas, c’est la même logique, celle du libéralisme économique destructrice des services publics, qui est à l’œuvre. Mais comme nos Ministres n’ont pas le courage d’afficher ces objectifs et d’assumer ces fermetures, ils « noient le poisson » en annonçant la construction de nouveaux équipements : un hôpital « unique à Lanne » ou une prison nouvelle à Pau. Le résultat est le même : la mort du service public de proximité à taille humaine dans les deux cas…

L’unique différence entre les dossiers de l’hôpital et de la Maison d’Arrêt de Tarbes pourrait être la position adoptée par le Maire UMP. Si, Mr Trémège, contre toute attente, approuve la fermeture de l’unique hôpital public de sa ville (il est le seul élu de France à se battre pour qu’un grand service public quitte sa ville !), il se dit en revanche prêt à se battre pour conserver la Maison d’Arrêt. Faut-il le croire quand on sait que dans son programme électoral, en 2008, il proposait de construire un nouveau quartier sur le site de la prison ? Pourquoi ne pas défendre les deux ?! Décidément, le Maire de Tarbes n’a pas fini de nous surprendre !

Pour ma part, je continuerai à me battre avec force et détermination aux côtés des personnels pour le maintien de ces deux établissements dans notre ville afin que celle-ci ne devienne pas un désert pour les services publics.

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