Le conseil municipal de Tarbes a débattu de l'avenir de l'abattoir (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Le conseil municipal de Tarbes a débattu de l’avenir de l’abattoir (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

C’était le sujet principal du conseil municipal du lundi 18 février 2013. Après plusieurs jours d’interrogations et de déclarations dans les médias, les conseillers municipaux étaient appelés à débattre de l’avenir de l’abattoir. Car Arcadie, l’actuel gestionnaire depuis un an, « se désengagerait ». Un départ lié à une mauvaise opération financière sur un autre site français, qui aurait engagé une perte de six millions d’euros pour l’entreprise et son groupe. De fait, l’investissement prévu de 3,5 millions d’euros sur le site de Tarbes, avec le développement de l’activité et la mise aux normes, ne serait plus possible pour Arcadie.

« Nous attendons de savoir comment on va sortir de cette situation, pour l’abattoir et pour le personnel. Nous avions essayé de vous faire part de nos craintes, que vous avez balayé avec le mépris que vous avez pour l’opposition », indique Claude Gaits, conseiller municipal PRG de Tarbes. Ajoutant que le dossier de l’abattoir « n’est pas un dossier facile. Les abattoirs, c’est un milieu très particulier, et à plus forte raison dans cette région du Sud-Ouest ».

D’autant que la mairie de Tarbes ne veut plus mettre la main à la poche toute seule. « Nous avons investi trois millions d’euros sur le site pour le mettre aux normes, ce qui a permis de maintenir son classement et son activité pour les professionnels du département », explique Gérard Trémège, le maire de Tarbes. Rappelant qu’en 2001, à son arrivée à la tête de l’Hôtel de ville, l’abattoir de Tarbes perdait 600 à 800 000 euros par an. Dix ans plus tard, le budget s’équilibre sur un léger bénéfice d’exploitation.

Mais des travaux sont de nouveau nécessaires pour maintenir l’agrément. Là encore, 3,5 millions d’euros doivent être investis sur le site pour garder l’autorisation d’exportation des produits préparés à Tarbes. Face à un tel investissement, la municipalité choisit de garder la propriété des locaux, mais de confier la gestion à Arcadie.

Alors que faire ? Deux solutions s’ouvrent devant les élus tarbais. Une reprise de la gestion par une autre entreprise. « APO est en train d’étudier la faisabilité de la prise de gestion de l’abattoir, mais aussi la mise en place d’une seconde chaîne d’abattage de porc. Nous aurons la réponse d’ici le 15 mars. En parallèle, nous étudions une gestion avec les seuls usagers locaux, dans une configuration réduite de 4 à 5000 tonnes par an », indique le maire de Tarbes.

Pyrénéesinfo à Tarbes, Eric BENTAHAR.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>