Marie-Pierre Vieu et les conseillers municipaux Front de gauche s'inquiètent de l'avenir de l'abattoir de Tarbes et de ses 50 salariés (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Marie-Pierre Vieu et les conseillers municipaux Front de gauche s’inquiètent de l’avenir de l’abattoir de Tarbes et de ses 50 salariés (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

En début d’année 2012, la ville de Tarbes décidait de confier la gestion de l’abattoir municipal de Tarbes à l’entreprise Arcadie. Confrontée à une série d’investissements indispensables, mais onéreux, pour sa mise aux normes, le conseil municipal votait le transfert du site dans une Société d’économie mixte, avec la gestion quotidienne pour la société Arcadie. La promesse d’augmenter la production et donc les effectifs était alors faite par la société privée. « Au bout de huit mois, on se retrouve avec un repreneur qui dit être confronté à une série de problèmes. Arcadie, c’est 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en France avec, apparemment un équilibre financier pour Tarbes », explique Marie-Pierre Vieu.

Pour la conseillère municipale Front de gauche, l’heure est à l’inquiétude pour le site comme pour la cinquantaine de salariés. « Arcadie s’est faite connaître pour la fermeture en Moselle et à Castelnaudary (86 salariés). En octobre dernier, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées a voté une aide de 350 000 euros pour le site d’Auch dont Arcadie est gestionnaire. A moyen terme, on craint le départ d’Arcadieu sans garantie sociale », ajoute Marie-Pierre Vieu.

Si l’avenir des salariés inquiète les représentants du Front de gauche au conseil municipal de Tarbes, l’avenir du site et les répercussions sur le monde agricole des Hautes-Pyrénées sont aussi des sujets de préoccupations.

« Il nous semble qu’il y aurait du avoir un débat plus sérieux et plus ouvert il y a un an, en partant de l’agriculture et des agriculteurs. Aujourd’hui, on se retrouve dans une situation où il va falloir trouver une solution alternative. » La Fipso (venue du Béarn), l’Alliance porcine occitane (Aveyron), un réseau de producteurs et de collectivités… la question reste encore grande ouverte.

Si Marie-Pierre Vieu a bien conscience qu’une seule municipalité ne peut porter la gestion et l’investissement d’un tel site à vocation départemental, elle souhaite qu’une réflexion s’engage avec les autres collectivités. « Nous irons rencontrer les différents acteurs avec Jean Buron (conseiller général, NDLR) et moi-même (également conseillère régionale, NDLR), mais aussi interpeller le représentant Front de gauche à l’Assemblée Nationale sur l’avenir des abattoirs. »

Le dossier devrait être de nouveau évoqué par l’opposition lors du prochain conseil municipal.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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