Débat d'orientations budgétaires pour les élus du conseil municipal de Tarbes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Débat d’orientations budgétaires pour les élus du conseil municipal de Tarbes (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

La municipalité de Tarbes fait-elle assez pour le social et la solidarité dans la ville ? Oui pour la majorité, non pour l’opposition. C’est le principal débat sur les questions d’orientations budgétaires pour 2014.

Avec en préambule au débat, une déclaration (il faut bien l’avouer) étonnante de Claude Gaits : « notre pays ne s’enlise pas dans la crise économique. Au contraire, il connaît une certaine embellie. » Une réaction aux propos introductifs du maire de Tarbes sur les difficultés importantes que connait la France et qui conduit l’Etat à diminuer fortement ses dotations aux collectivités locales. « Je ne suis pas heureux de l’état de notre pays. Si vous considérez que la France ne s’enlise pas dans la crise, je constate que l’Espagne et l’Italie ont fait des efforts terribles et sortent de l’ornière où nous, nous sommes enlisés», commente Gérard Trémège.

Et c’est dans ce contexte de difficultés quotidiennes pour les Tarbais que l’opposition a redemandé la création d’un fond spécial de solidarité d’un montant de 500 000 euros. « Les budgets du CCAS font apparaître des excédents de fonctionnement de 300 000 euros en 2011 et 400 000 euros en 2013. Il vaut mieux ça que le contraire. Mais il fait apparaître qu’on pourrait mettre en place ce fond de solidarité », explique Dominique Montamat, conseiller municipal Front de Gauche, tandis que Claude Gaits regrette que le budget du CCAS ne soit pas augmenté en 2014, mais seulement maintenu à son niveau de 2013.

« Bonjour le retour de la démagogie ! On ne va pas augmenter le budget du CCAS de la Ville de Tarbes puisqu’il est déjà en excédent ! Si la France s’enlise encore plus et qu’il faut aider encore plus les Tarbais, on le fera », répond Gérard Trémège. « ON a fait l’épicerie sociale, on a construit deux crèches, on a multiplié par trois les aides aux Tarbais, on a multiplié par deux la livraison des repas à domicile. Nous avons les moyens de faire face à toutes les sollicitations possibles », ajoute Andrée Doubrère, adjointe en charge des affaires sociales.

« Dégager une ligne de 300 à 500 000 euros qu’on cogèrerait avec des organisations sociales locales, ça nous paraît urgent », conclut Marie-Pierre Vieu.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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