En trois heures, le mur était érigé devant le futur centre d'accueil de migrants à Séméac (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR, et DR).

En trois heures, le mur était érigé devant le futur centre d’accueil de migrants à Séméac (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR, et DR).

L’installation d’un centre d’accueil pour migrants sur la commune de Séméac (Pays de Tarbes) fait de nouveau parler d’elle. Après la vente de l’hôtel Formule 1 à une société, la mise au chômage forcé des employés avait provoqué l’émotion chez les usagers et riverains de l’établissement.

Mais son avenir a aussi provoqué des inquiétudes. Car l’Etat prévoit d’y installer des migrants, à quelques pas du centre ville de Séméac. Un choix que dénonce le Collectif Séméac, une association créée depuis que le projet a été dévoilé.

Ce lundi 24 juillet 2017 au petit matin, des membres du collectif (des riverains, particuliers et professionnels) se sont retrouvés vers 5 heures du matin pour ériger un mur de 18 mètres de long sur 1,80 mètres de hauteur. Si l’accès aux employés (pour leurs dernières journées de travail) a été préservé, le mur empêche toute entrée sur le parking de l’ancien hôtel Formule 1.

La date n’a pas été choisie au hasard, car c’est ce mardi que le transfert de propriété doit être symbolisé par la remise des clés au nouveau propriétaire.

Par l’installation de ce mur, autorisé par la municipalité de Séméac, le Collectif Séméac veut dénoncer le choix du lieu, et non pas l’arrivée de migrants sur la commune de l’agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées. «Ce centre d’accueil se situe dans un quartier résidentiel. Les pouvoirs publics ont pris cette décision dans le plus grand secret, sans aucune concertation, ni avec le conseil municipal, ni avec les habitants, ni avec les structures locales concernées par la politique migratoire», expliquent les membres du Collectif Séméac dans un communiqué de presse.

Ils dénoncent aussi l’impréparation des services publics locaux pour accueillir 90 personnes, adultes et enfants, tant dans les écoles qu’à la cantine scolaire ou les services d’aide.

Autant d’interrogations soulevées également par Philippe Boubay, le premier adjoint de la mairie de Séméac, et le député En Marche Jean-Bernard Sempastous, présents au petit matin auprès du Collectif Séméac.

Un mur qui a provoqué de nombreuses réactions, positives comme négatives, dans le département.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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