Les élus des Hautes-Pyrénées ont montré un front uni pour sauver le site de Vallourec à Tarbes et les 53 emplois (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Les élus des Hautes-Pyrénées ont montré un front uni pour sauver le site de Vallourec à Tarbes et les 53 emplois (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Après plusieurs semaines de doutes et d’angoisses pour leur avenir, les salariés du site industriel Vallourec à Tarbes espèrent une éclaircie avec le printemps. Le Comité d’entreprise de Vallourec a confirmé cette semaine que des discussions étaient bien engagées avec de possibles repreneurs. La date butoir avait été fixée à ce 28 février 2018 par la nouvelle direction de Vallourec, qui cherche à se séparer de deux sites en France.

« La date du 28 février ne sera pas une fin de non recevoir. Ce ne sera pas une date butoir », expliquait le député Jean-Bernard Sempastous, lors d’une réunion au Département des Hautes-Pyrénées en présence des principaux élus bigourdans vendredi dernier. Le député La République En Marche indiquait alors que deux entreprises avaient fait valoir leur intérêt pour le site de Tarbes.

La reprise du site de Tarbes de Vallourec est un enjeu pour les 53 salariés, mais aussi pour l’armement français. « Vallourec est le seul sous-traitant français en matière d’obus pour Nexter [ex-Giat Industrie, NDLR]. L’autres est une entreprise espagnole, qui est aussi un concurrent de Nexter », explique la députée PRG Jeanine Dubié. « On a eu des assurances de la Direction Générale de l’Armement. Elle est très attachée à ce que l’activité sur le site de Vallourec soit maintenue, voire développée. »

Lors de cette réunion, les parlementaires français et européens des Hautes-Pyrénées, mais aussi le président du Département et le président de l’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées ont voulu montrer un front commun pour la préservation du site industriel et de ses emplois. « Nous sommes contre cette stratégie industrielle qui abandonne les territoires ruraux », commente la sénatrice Maryse Carrère. « Nous sommes mobilisés pour la reprise et la pérennité de ce site. Les repreneurs doivent savoir qu’on est là pour accompagner. La Région est prête à faire un accompagnement financier s’il le faut », ajoute Michel Pélieu, le président du Département des Hautes-Pyrénées.

Car au-delà de la reprise, c’est l’avenir industriel d’un département bien en peine, après les grandes mutations économiques des années 80 et 90. « On met tout en œuvre pour que ce territoire vive. Tarbes était la deuxième ville industrielle de Midi-Pyrénées. Nous avons perdus 10 000 habitant et 7 000 emplois », rappelle Gérard Trémège. « Le Gouvernement et l’Etat ont une responsabilité. L’Etat ne va pas nationaliser cette entreprise, mais il a les moyens de faire pression sur Nexter pour qu’il continue, et que la charge de travail puisse augmenter. »

De son côté Marie-Pierre Vieu a rappelé les obligations sociales de Vallourec, à l’heure où d’importants investissements sont nécessaires sur le site de Tarbes. Mais tout cela fait parti des négociations qui se poursuivent entre le futur repreneur et la direction actuelle du site.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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