De nombreuses mesures de sécurité ont été prises pour les Hautes-Pyrénées, après les attentats de Paris (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

De nombreuses mesures de sécurité ont été prises pour les Hautes-Pyrénées, après les attentats de Paris (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Les visages sont fermés, le ton est grave. Après les attentats de Paris du 13 novembre 2015, et alors que la France est encore en « Etat d’urgence », la Préfète des Hautes-Pyrénées est entourée des responsables de la police et de la gendarmerie pour détailler les mesures de sécurité prises pour les Hautes-Pyrénées.

Du renforcement de la sécurité jusqu’à la lutte contre la radicalisation, l’heure est plus que jamais à la mobilisation, même au pied des Pyrénées. « Nous sommes dans le même état de choc très profond que l’ensemble de nos concitoyens, avec la préoccupation de l’unité, de la responsabilité et s’assurer de la vigilance totale et organisée des forces de l’ordre », explique en préambule Anne-Gaëlle Baudoin-Clerc.

Aux frontières. Un contrôle total est mis en place au niveau du tunnel de Bielsa, avec un contrôle systématique d’identité ; le tunnel sera fermé jusqu’à nouvel ordre la nuit, entre 22 heures et 6 heures. A l’aéroport de Tarbes Ossun Lourdes, les douaniers et les gendarmes réalisent là aussi un contrôle systématique des passagers. A la Gare de Tarbes et de Lourdes, une surveillance sera réalisée par les services de police, en plus des effectifs de sécurité de la SNCF.

Sur les sites sensibles. « Les évènements à Paris montrent très clairement que tout rassemblement peut être la cible d’attentats. » Le plan Vigipirate, déjà en cours, sera une nouvelle fois renforcé avec une présence policière et une vigilance accrue sur tous les bâtiments publics, les sites industriels sensibles, les centres commerciaux, les lieux de culte…

Les établissements scolaires. Tous les voyages scolaires sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. La Préfète a demandé aux maires de mettre en place des restrictions de stationnement aux abords des écoles, y compris pour les parents à l’heure des entrées et sorties des écoles. « Il faut que les habitudes évoluent et changent. »

Les manifestations publiques. S’il a été demandé de respecter le deuil national de trois jours, il n’y a pas d’interdiction générale. Mais la plus grande prudence devra être prise par les autorités, comme les habitants, lors des grands rassemblements.

L’armée. 30 militaires du 1er RHP sont déjà partis en renfort sur Paris et la région Ile-de-France ce wee-end, 120 hussards supplémentaires se rendront à Paris dès ce lundi.

Policiers et gendarmes présents sur le terrain. Les effectifs de police et de gendarmerie des Hautes-Pyrénées seront mobilisés, jusqu’à nouvel ordre, sur la sécurité quotidien de la population. Une plus grande présence sera réalisée sur le terrain, dans les manifestations comme dans les rues des villes et villages. Les services de police et de gendarmerie appellent à la vigilance de tous. « Il faut être attentif et signaler au 17 tout mouvement inhabituel ».

Les Hautes-Pyrénées épargnées ? La radicalisation touche aussi les Hautes-Pyrénées. 5 personnes ont fait l’objet de mesures d’interdiction de sortie du territoire, et 30 personnes font l’objet d’une attention et d’un suivi par les forces de l’ordre. Une sensibilisation particulière continuera à être faite auprès des services sociaux, les services éducatifs pour anticiper toute radicaliastion. « Dans les Hautes-Pyrénées, on n’est pas à l’abri de l’existence de ce phénomène de radicalisation. Le département est aussi concerné », rappelle la Préfète des Hautes-Pyrénées.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.


[ATTENTATS A PARIS] Les mesures de sécurité en… par pyreneesinfotv

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