Faute d'avoir une unanimité autour du projet, le maire de Tarbes a reporté le vote à un prochain conseil (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Faute d’avoir une unanimité autour du projet, le maire de Tarbes a reporté le vote à un prochain conseil (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Débat passionné, mais aussi passionnant au sein du conseil municipal de Tarbes, ce lundi soir, autour du projet de réseau de chaleur bois et sa chaufferie sur une grande partie de la ville de Tarbes. Un projet qui devait se conclure ce lundi par un vote des conseillers municipaux sur la délégation de service publique à l’entreprise Dalkia pour sa réalisation et sa gestion. Un contrat de 24 ans portant sur 25 millions d’euros, et qui aurait permis de fournir une énergie moins cher à des bâtiments publiques, des logements sociaux et des habitations privées.

Mais las ! Opposition et majorité se sont heurtées autour de ce dossier et le maire de Tarbes a décidé de reporter le vote sur le lancement de ce projet à une séance exceptionnelle dans les prochaines semaines, faute d’une unanimité.

La chaufferie bois et le réseau de chaleur de la ville de Tarbes doit courir sur 18 kilomètres de réseau, pour relier 80 points de la ville : gendarmerie, hôpital, collèges, lycées, bâtiments municipaux, logements HLM, pôle universitaire… ainsi que toutes les habitations privées longeant le réseau créé. Au total, trente emplois à créer et 25 000 tonnes de bois valorisées, issus du patrimoine forestier entourant l’agglomération tarbaise sur 80 kilomètres. Et au final, une facture diminuée de 15 à 20 % pour les usagers, et 330 000 tonnes de CO2 économisés sur vingt-quatre ans. Voilà le projet présenté par le rapporteur des discussions avec le délégataire désigné.

Mais une allusion aux polémiques entourant Gérard Trémège par Marie-Pierre Vieu a fait virer le débat. Car le délégataire, Dalkia, a choisi de faire travailler l’architecte Ducastaing et le constructeur Gallego. « Pour en finir sur ces points de fixation, car il paraît que je ferais preuve de bienveillance envers ces deux entreprises, je vous informe que depuis que je suis maire de Tarbes, Ducastaing a eu un chantier, et Gallego deux. Entre 1977 et 2001 [sous la mandature de Raymond Erraçarret, NDLR], quelles ont été les entreprises qui ont réalisé les quatre grands chantiers de l’hôpital de l’Ayguerote, de l’Ecole de musique, de la rénovation du Cinéma L’Impérial et de la construction de la Bourse du Travail : Gallego ! », explique Gérard Trémège. Et de conclure « ce projet, on peut le porter après les élections municipales. Si la décision ne réunit pas l’unanimité, je retire le projet. Et il sera éventuellement présenté par nous ou nos successeurs. Avec le risque de perdre les 8,5 millions d’euros de subventions ».

Une menace de report de sept mois qui a fait réagir l’opposition. « Vous nous prenez en otage. Nous n’avons jamais voté pour une Délégation de Service Public et nous avons encore de nombreuses questions autour de ce projet », note Marie-Pierre Vieu pour le Front de gauche, après qu’Hervé Saint-Mézard ait rappelé son choix pour une régie directe.

« C’est une forme de chantage ! Nous sommes libres d’avoir notre propre opinion et ne pas être soumis à la menace. C’est un projet intéressant. Il répond à des attentes et à des soucis de préservation pour notre collectivité d’augmentations de tarifs. Il y a un petit peu de précipitation pour un projet de 25 millions d’euros », ajoute Claude Gaits, conseiller municipal PRG.

Les conseillers municipaux auront donc quelques semaines pour poser leurs questions. Les réponses, puis le vote, aura lieu au cours d’un prochain conseil exceptionnel.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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