Josette Durrieu, Jean-Claude Plamade et Jean Glavany, trois conseillers généraux PS pour défendre la réforme des cantons en Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR).

Josette Durrieu, Jean-Claude Plamade et Jean Glavany, trois conseillers généraux PS pour défendre la réforme des cantons en Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR).

Dans les différents états majors du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche des Hautes-Pyrénées, les arguments s’affinent concernant la nouvelle carte des cantons pour le département. Le Ministère de l’Intérieur a choisi de diviser par deux le nombre de cantons dans les Hautes-Pyrénées, passant ainsi de 34 à 17, et d’équilibrer le nombre d’habitants dans chacun d’eux. Ce sera 13 498 habitants (à plus ou moins 20 %). Si la nouvelle carte a déjà fait réagir des élus locaux, trois conseillers généraux socialistes ont pris la parole vendredi soir pour apporter leur voix au débat. « Il n’y a pas eu de positions extrêmement positives jusqu’à maintenant. On va voulu contrebalancer cette situation », explique d’entrée Jean-Claude Palmade, conseiller général PS sur Tarbes 5. Car pour lui, comme pour Josette Durrieu et Jean Glavany, c’est une « réforme positive ». Du point de vue de l’histoire – car les cantons dataient pour la plupart de 1801 ; et sur la parité, avec l’arrivée du binôme homme-femme sur chaque canton… soit au final autant d’élus autour de la table des débats du Conseil Général des Hautes-Pyrénées.

Sur le fond du nouveau découpage, le Parti Socialiste des Hautes-Pyrénées est globalement pour. « Ce découpage nous va car il a été concerté. Les parlementaires ont été largement associés, comme le président du Conseil Général. C’est quelque chose qui a été concerté avec les élus locaux », explique Jean-Claude Palmade, précisant qu’il « y a un respect des intercommunalités dans ce découpage ».

Une vision confirmée par Jean Glavany, député PS des Hautes-Pyrénées et conseiller général du canton d’Aureilhan. « Les cantons sont morts quand Sarkozy a fait voter la loi sur les conseillers territoriaux. Le conseil constitutionnel aurait refusé de revenir en arrière. Les dix-sept cantons s’imposaient à nous », explique Jean Glavany, avant de détailler les différents points qui provoquent des tensions entre PS et PRG. « La continuité territoriale se joue en relief. L’idée de rattacher la Barousse au Louron n’était pas possible. La logique de vallée s’impose à nous ! Campan ne peut aller qu’avec Bagnères. La Barousse ne peut aller qu’avec Saint-Laurent de Neste. Galan n’est pas avec Lannemezan dans cette proposition du ministre parce qu’il n’y a pas d’autres solutions. Ce n’est pas du charcutage. Dites nous ce que vous auriez fait à la place ! »

Même son de cloche auprès de Josette Durrieu, sénatrice PS et conseillère générale de Saint-Laurent de Neste. « Par un espèce de jeu de dominos, les cantons se sont créés. Pour la Barousse, je ne voix pas comment le canton de Saint-Laurent de Neste et la Barousse ne seraient pas ensemble. Mon seul point d’interrogation, c’est la communauté de communes des Baronnies d’Henri Forgues (PS) qui n’est pas dans le canton Aure-Louron. » « Michel Pélieu ne le voulait pas », ajoute Jean Glavany.

Car au cours de la conférence de presse, les références au « petit » canton du Louron, où est élu le président PRG du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, sont souvent revenues. 1 242 habitants pour le canton actuel du Louron, contre 13 531 habitants pour celui de Bagnères-de-Bigorre. Pour les élus socialistes, il s’agissait aussi de rétablir « l’égalité des suffrages » entre les différents électeurs.

Le débat aura lieu ce vendredi 31 janvier 2014 au Conseil Général, à Tarbes, en présence de tous les élus et du préfet des Hautes-Pyrénées.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.


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