Michel Pélieu, président PRG du Conseil Général des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR).

Michel Pélieu, président PRG du Conseil Général des Hautes-Pyrénées (Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR).

Depuis l’arrivée de Michel Pélieu à la tête du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, le budget départemental est voté en mars, et discuté en février. Un choix à la fois « politique et technique » pour pouvoir réaliser « le budget le plus sincère possible ». Une fois connue les bases d’imposition, les montants des dotations de l’Etat et les dépenses reportées sur l’année suivante, les élus peuvent ainsi avoir une vision plus réaliste des dépenses et recettes de l’année à venir.

Côté dépenses, la plus grande part reste toujours l’action sociale. La moitié du budget aide ainsi les habitants des Hautes-Pyrénées les moins favorisés. Mais avec un chômage en nette hausse, et un vieillissement de la population, ces dépenses ne sont pas appelées à diminuer. « Le département des Hautes-Pyrénées est parmi les 15 départements les plus âgés de France, avec 12,3 % de la population qui a plus de 75 ans », explique Michel Pélieu, le président du Conseil Général.

Face à cela, le maintien des investissements est une priorité du Conseil Général et de son président. 55 millions d’euros seront investis dans le département par le Conseil Général à travers ses différentes actions (obligatoires ou optionnelles). La rénovation des collèges, des routes, des transports, mais aussi le soutien aux communes grâce au FAR et au FEU seront maintenus durant cette année 2013. S’ajouteront les 10 millions d’euros de travaux réalisés cette année pour la mise en service de la rocade Nord-Ouest de Tarbes. « L’effort sur le fonctionnement doit nous permettre de maintenir un investissement public dynamique, moteur de l’activité économique du département, créateur de richesses et d’emplois. C’est l’efficacité économique qui permet d’assurer la redistribution sociale », ajoute Michel Pélieu. Car pour le Conseil Général, l’équation théorique est simple : plus les entreprises pourront travailler et créer des emplois, et moins le budget des solidarités sociales du département sera mis à contribution. C’est tout le pari de Michel Pélieu.

Face à cela, les dépenses seront maîtrisées. Si les effectifs resteront constants au sein des services du Conseil Général, le fonctionnement quotidien devra être à la baisse en 2013. Car dans le même temps, les dotations de l’Etat continuent à chuter lourdement d’années en années. Et les prévisions à venir ne sont pas rassurantes pour les élus locaux.

Côté impôt, le président du Conseil Général souhaite ne pas alourdir la charge sur les habitants, dans un département « 68 % plus cher que la moyenne nationale ; nous sommes le 9e département le plus cher de France ». Et puisque la revalorisation des bases du foncier bâti rapportera 1,7 millions d’euros de plus cette année, « je proposerais de ne pas augmenter l’impôt. »

Reste un point. Celui de la dette du Conseil Général. En 2013, 13 millions d’euros pourront être empruntés, soit l’équivalent du remboursement prévu en capital (hors intérêt). La dette restera donc de 124 millions d’euros ; à cela s’ajoute « l’engagement financier lié aux deux PPP haut-débit et routier » de 117 millions d’euros.

Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR.

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