Douze cabris sont nés dans les Pyrénées ces derniers mois (Photo David Rouanet).

Douze cabris sont nés dans les Pyrénées ces derniers mois (Photo David Rouanet).

Signe positif de la bonne appropriation du territoire et de ce nouvel environnement, la saison des amours débutée à l’automne 2015 a été fructueuse pour les bouquetins ibériques relâchés au Parc national des Pyrénées. Preuve en est les douze cabris de l’année observés sur les falaises depuis juin dernier.

Ce sont aujourd’hui dix petits qui évoluent avec dextérité entre éboulis et zones herbeuses, deux n’ayant pas survécu. L’arrivée de ces cabris au sein de cette population d’animaux sauvages récemment réintroduits permet d’attester de l’adaptation des animaux dans leur milieu naturel, et par là même du succès de l’opération avec un retour à des comportements naturels.

Rut, gestation, mise bas, élevage du jeune : le cycle de reproduction est ainsi mené à bien par dix femelles parmi les trente-trois présentes au Parc national. Restera pour elles à veiller constamment sur leur petit jusqu’à la fin de l’hiver. Identifiées lors des suivis réalisés par les gardes-moniteurs, les mères sont âgées de cinq à dix ans, période la plus propice à la reproduction chez les ongulés femelles. Elles ont alors la capacité, la résistance physique mais aussi l’expérience pour élever un petit. Les femelles nées dans les Pyrénées devraient, quant à elles, se reproduire très jeunes, dès 2 ou 3 ans, et ainsi favoriser la colonisation du massif.

Mascotte du programme de réintroduction du Bouquetin ibérique au Parc national des Pyrénées, Isis, femelle de neuf ans, a été la première à nous ravir d’une naissance. Son cabri, une femelle née en mai 2015, dénommée Chiva, est désormais une magnifique éterle. Cette année encore, Isis a donné vie à un autre cabri que Chiva, souvent à proximité de sa mère, côtoie au sein des groupes observés tout au long de l’été.

Le Bouquetin est une espèce grégaire. Pour la première fois depuis cent ans et sa disparition de nos montagnes, le phénomène de « nurserie » peut être observé dans les Pyrénées. Il n’est pas rare de voir des femelles, appelées étagnes, se regrouper avec leurs petits. Si l’on estime que chaque femelle, relativement indépendante, choisit quels sont les meilleurs endroits pour faire grandir sa progéniture, se rassembler avec les cabris permet de partager la surveillance, et d’aller faire un petit tour plus loin, laissant le cabri jouer avec ses congénères !

Les éterles (femelle de un an) telle que Chiva, restent la plupart du temps au sein de cette harde. Dans les années futures, les jeunes mâles devraient se regrouper à leur tour. Quant aux mâles plus aguerris avec leurs grandes cornes en lyre, ils formeront bientôt de magnifiques hardes pour le plus grand plaisir des randonneurs.

Pyrénéesinfo Tarbes, Communiqué.

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