La Préfète des Hautes-Pyrénées a fait le point sur l'épisode de grippe aviaire qui touche le Sud-Ouest (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

La Préfète des Hautes-Pyrénées a fait le point sur l’épisode de grippe aviaire qui touche le Sud-Ouest (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Les canards des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées s’affichent désormais sur les écrans des chaînes d’infos en continu. Mais après les fêtes de fin d’année, c’est l’épidémie de grippe aviaire qui suscite cet intérêt autant médiatique que sanitaire.

Après qu’une réunion publique se tenait à Fontrailles (Hautes-Pyrénées) hier jeudi, pendant que le Préfet d’Auch (Gers) organisait une réunion, la Préfète des Hautes-Pyrénées a tenu à faire le point sur la situation dans les Hautes-Pyrénées, et par voie de conséquence sur les départements limitrophes.

89 foyers hautement infectieux sont frappés par le H5N8 en France. « Le Gers est le plus impacté avec 36 foyers », explique Béatrice Lagarde, suivie par le département des Landes. En Hautes-Pyrénées, cinq foyers ont été détectés (Ibos le 2 décembre, Fontrailles le 23 décembre, trois foyers à Guizerix les 22 et 28 décembre 2016), tandis que quatre foyers faiblement pathogènes sont relevés à Sentous (16 décembre), Lamarque Pontacq (21 décembre), Lascazères (16 décembre), et Peyrouse (20 décembre). « Il n’y a pas eu de nouveaux cas depuis le 28 décembre 2016 », note la préfète des Hautes-Pyrénées.

Pour autant, un abattage massif des canards, fortement touchés par cette épidémie animale, a été décidé dans le sud-ouest. 800 000 animaux, porteurs de la maladie ou concernés par les zones de protection et de surveillance, sont concernés. Certains d’entre eux seront abattus à Maubourguet, dont l’abattoir a été réquisitionné par les services de l’Etat, à l’image de ceux de Mirande, Vic-Fezensac…

« A Maubourguet, ce sont des animaux de la zone de surveillance située dans les Landes qui sont concernés. Ils sont censés être des animaux sains », complète la Directrice de la protection des populations. Transportés jusque dans les Hautes-Pyrénées, ils ne sont pas susceptibles de transporter le virus jusqu’à leur abattage. Cette décision doit permettre de réaliser une zone « tampon » entre le Gers et la Chalosse (Landes) où de nombreux élevages de canards sont installés.

Restent que l’épizootie n’est pas encore terminée sur le territoire national. Si une enquête de la brigade vétérinaire a été diligentée sur les mouvements d’animaux après l’instauration des zones de protection, et sur les raisons de la propagation du virus, les services de l’Etat, dans les Hautes-Pyrénées, sont prêts pour passer à l’étape suivante : la reprise d’activités et l’indemnisation des éleveurs.

Si aucun nouveau cas n’est détecté, les zones de protection vont rapidement se transformer en zone de surveillance, permettant une reprise partielle et sur place de l’activité.

Quant aux dossiers d’indemnisation, ils sont en cours de traitement. Mais ils nécessitent le passage d’experts qui font défaut actuellement, faute d’être assez nombreux pour se présenter dans tous les élevages.

Des avances d’indemnités seront assurées rapidement, et la Préfète fait tout pour accélérer le rythme. « On est dans une gestion apaisée de la situation. Il y a des craintes, des interrogations, mais pas de colère. Nous sommes des relais fidèles des demandes des éleveurs », ajoute Béatrice Lagarde, rappelant que les comités de suivi restent actifs, depuis la précédente crise, pour accompagner avec les services de l’Etat, les banques et les organismes sociaux des éleveurs déjà lourdement touchés il y a un an.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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