L'usine de traitement de tri mécano-biologique de Bordères-sur-l'Echez verra-t-elle le jour ? Le STMD 65 le souhaite (DR, Archives).

L’usine de traitement de tri mécano-biologique de Bordères-sur-l’Echez verra-t-elle le jour ? Le STMD 65 le souhaite (DR, Archives).

De nombreux candidats ont fait de la future usine de tri mécano-biologique de Bordères-sur-l’Echez un thème de campagne. Face aux différentes déclarations, le président du Syndicat Mixte de Traitement des Déchets des Hautes-Pyrénées (SMTD 65) souhaite apporter ses précisions. Voici son communiqué.

« Au cours des dernières semaines, plusieurs articles sont parus dans la presse  au sujet du projet de l’UTV 65, dont le SMTD 65 est le maitre d’ouvrage. Dans cette période pré-électorale, propice à toutes les surenchères et à l’affirmation intempestive de soi-disant « vérités », il est de mon devoir, en tant que Président du SMTD 65, de faire une mise au point. Elle portera sur les trois volets qui caractérisent ce projet : technique, politique, économique et juridique.

Sur le volet technique : on vous présente cette unité de traitement et de valorisation des déchets comme une catastrophe et pour le prouver, on fait référence à celle d’Angers. Comme si l’UTV 65 n’était qu’une simple copie de l’usine d’Angers, ou encore de celle de Montpellier. Ce qui bien évidemment n’est pas le cas. En réalité, la conception de cette unité a intégré tous les retours d’expérience, positifs et négatifs, afin de sécuriser les performances de l’installation L’UTV 65 sera dotée de technologies de pointe ayant fait leur preuve pour ne pas gêner le voisinage ou porter atteinte à l’environnement. Ceux qui auraient quelques craintes là-dessus peuvent consulter le dossier technique, sur le site WWW.utv65.com, à la rubrique « Comprendre l’UTV65 ». Il est quand même curieux de constater que ceux qui s’opposent à l’UTV 65 évitent soigneusement de parler des installations qui fonctionnent sans faire de vague. Quand on prétend dire la vérité, il faut tout dire et parler aussi bien de ce qui marche que de ce qui ne marche pas !

Sur le volet politique. Certains élus souhaitent « que le SMTD 65 revoit sa copie ». C’est bien méconnaitre ce dossier. Le SMTD 65 est maitre d’ouvrage, c’est-à-dire qu’il est responsable de la construction et de l’exploitation de cette installation. Mais il n’est pas le décideur. C’est  au niveau du Conseil Général que le choix de cette filière de traitement et de valorisation des déchets a été décidé. Le SMTD 65 est juridiquement tenu de s’y conformer. Et c’est bien ce qu’il fait en construisant l’UTV 65.

Quant au choix de Bordères-sur-l’Echez, il ne s’agit en aucune manière d’une décision arbitraire et occulte prise au niveau du SMTD 65. D’abord, ce choix répond à l’un des principes fondamentaux de la loi de 1992 selon lequel les déchets doivent être traités au plus près des zones où ils sont produits.  Ensuite, ce choix n’a été rendu possible que par des décisions au sujet de la vente des terrains au SMTD 65 prises à l’unanimité, sous deux présidences successives, au sein de la Communauté d’Agglomération du Grand Tarbes. Rappelons quand même que la future UTV 65 sera située au cœur d’une zone d’activité industrielle n’ayant pas vocation à accueillir des habitations de particuliers et que  les plus proches sont à plus de 300 m des installations projetées.

Faut-il leur rappeler que notre  département a pris beaucoup de retard en matière de gestion des déchets ménagers et que la réalisation de l’UTV 65 permettra enfin, aux Hautes Pyrénées, département touristique par excellence, de respecter pleinement leurs obligations en matière de valorisation des déchets ?

Sur le volet économique et juridique. La construction et l’exploitation de l’UTV65 n’entrainera aucune hausse significative du coût de traitement des déchets ménagers. Par contre, entre le 1er janvier 2016, date de la fermeture de l’installation privée qui traite aujourd’hui tous les déchets du département et le démarrage opérationnel effectif de l’UTV 65, il faudra envoyer traiter nos déchets hors du département par camions, ce qui occasionnera un surcoût temporaire important du service. La construction de cet outil est la seule solution permettant d’envisager une maîtrise de l’évolution des coûts dans l’avenir, grâce, notamment, à la recette de la vente du biogaz.

Ceux qui font tout pour retarder le projet de l’UTV 65, devraient peut-être y réfléchir également !

Enfin, la décision de ne plus construire cette installation ne relève pas de la responsabilité du SMTD 65. Elle ne peut venir que du Conseil Général et implique obligatoirement une révision du Plan départemental ainsi qu’une reprise complète de toutes les procédures administratives. Que de temps encore perdu (5 à 8 ans) et quelles conséquences dommageables pour les contribuables des Hautes-Pyrénées !

Or que nous propose-t-on à la place de l’UTV 65 ? Une solution alternative, fondée sur le modèle tri-incinération. A n’en pas douter, ce nouveau projet soulèvera obligatoirement de nouvelles oppositions de la part de riverains inquiets et qui seront rapidement  soutenus par quelques élus locaux qui croiront ainsi défendre une juste cause.

Alors, il est peut-être temps de mettre un terme à toutes ces  polémiques stériles, qui ne peuvent que s’avérer très coûteuses pour le porte-monnaie de nos concitoyens. L’UTV 65 sera une installation respectueuse de l’environnement et de la qualité de vie des riverains, son dossier technique a été validé par l’Autorité Environnementale (DREAL Midi Pyrénées) et cette installation permettra à notre département d’évoluer dans le respect total de  la règlementation. Qu’on se le dise ! »

Communiqué de Guy Poeydomenge, président du SMTD 65.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>