Une minute de silence observée à Tarbes, après la tuerie de Toulouse (Pyrénéesinfo Tarbes).

« Quand on l’arrêtera, il faudra qu’il dise : pourquoi ! ». Des mots simples qui résument aujourd’hui l’état d’esprit de tout un pays. Ces mots, ce sont ceux d’un enfant de l’école primaire Théophile-Gautier de Tarbes, où le Préfet des Hautes-Pyrénées, le Directeur d’académie, le président du Conseil Général et le maire de Tarbes étaient réunis auprès des enfants pour une Minute de Silence, en souvenir des enfants morts dans la tuerie de Toulouse. Vingt-quatre heures après ce drame unique dans l’histoire de la France, provoquant l’assassinat de quatre personnes, dont trois enfants, les questions sont nombreuses. Mais celle qui interroge enfants comme adulte, c’est « pourquoi ? ». Les mots des plus hautes autorités des Hautes-Pyrénées n’auront peut être pas suffit à ces enfants visiblement touché par ce drame, aux portes de notre département.

L’émotion, et la précaution. En décidant de placer la région Midi-Pyrénées au niveau Ecarlate du Plan Vigipirate (le plus haut niveau de sécurité en France), le Président de la République a choisi la sécurité et l’action. Outre les policiers, gendarmes et CRS présents sur l’ensemble de la région, de nombreux sites publics sont désormais sous surveillance. Déjà, lors de l’inauguration de la Halle Brauhauban à Tarbes, les services de sécurité étaient présents pour assurer la protection du public et des élus.

Les deux mosquées et la synagogue de Tarbes, les Sanctuaires de Lourdes, et des sites symboliques, comme la Mairie de Tarbes, ont désormais un système de sécurité renforcé. Visible ou non, la protection et le maillage policier va se mettre en place aux fils des heures de ce mardi 20 mars 2012.

Du côté des deux régiments tarbais, la prudence est aussi de mise. Premières cibles du tueur, à Toulouse et Montauban, les militaires ne savent pas encore s’ils seront inclus dans le système de protection en Midi-Pyrénées.  Pour l’heure, la tenue militaire en dehors du régiment est proscrite, et les déplacements régimentaires se font en groupe.

En attendant que l’enquête progresse.

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.

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