Un space opéra sans la moindre fausse note qui résonne encore dans nos têtes (Tarbesinfo Images).

De teaser en interview, de tracts en affiches, le maître de cérémonie nous avait avertis que ce serait une unique représentation. Sans l’espoir d’un rappel. Le space opéra créé, joué et mis en scène par Belfi s’est révélé également unique en termes d’originalité. Et sur le plan de la créativité, le succès fut à l’évidence sans appel. Visiblement, le signal du chirurgien astral a été reçu 5 sur 5 par un public conquis et pas du tout avare en éloges et compliments à l’issue de ce show. Retour sur une soirée lunaire à des années lumières des propositions musicales et théâtrales diffusées à ce jour sur la planète Terre.

Même s’il reste gravé dans notre mémoire collective, le temps des opéras rock créés dans les années 60 et 70, à l’image de « S.F. Sorrow » des Pretty Things ou de « Tommy » de The Who voire des spectacles théâtralisés de Genesis ou Starmania pour la France, est semble-t-il révolu. En phase avec notre époque tournée -un peu plus chaque jour- vers la conquête de l’espace, l’artiste tarbais qui fin 2009 nous avait sonné par l’étendue de sa créativité déployée tout au long de sa « symphonie extra-urinaire », a repoussé les limites et les frontières de la création musicale en nous proposant un space opéra, au-delà de tout formatage promotionnel.

Car la seule chose que Belfi avait à nous proposer, le temps d’une soirée et au titre d’une démarche artistique, ne fut que du bonheur à revendre. Un bonheur partagé avec une vingtaine d’artistes aux univers différents somme toute complémentaires. Car l’essence même de ce space opéra était de mélanger différents styles musicaux représentatifs du belfidélik sound (rock, pop, folk, chanson, jazz et punk).

Largement musical, ce spectacle a aussi bénéficié d’une mise en scène partiellement théâtrale à grands renforts de costumes, de décors et de projections vidéo au service d’un scénario et d’une histoire pour la moins originale. Le tout porté par des personnages et des artistes, aussi surprenants les uns que les autres, répondant avec force poésie à des sobriquets tels que Professor Vomix, pianiste du quartier chinois secteur 133, Sklérigène ou encore Nurse Pénix. Laquelle a brillé sur scène au rythme d’un génial morceau de rock progressif version 2010, riche de somptueuses envolées lyriques et de majestueux solos de guitares comme on n’en fait probablement plus depuis près de 35 ans.

Que ce soit en solo, duos, trios, quartet, quintet ou réunis au sein d’une chorale, la vingtaine d’artistes présents sur la scène du quai de l’Adour, à Tarbes, nous a offert durant deux heures un voyage musical d’une grande humanité à couper le souffle. A tel point qu’il ne nous reste plus qu’à souhaiter une longue vie à ce spectacle à travers une incontournable immortalisation des images et du son sur DVD. Une fois ce travail gravé pour la postérité, l’ingénieux Belfi retournera sans doute sur sa planète ou dans une autre galaxie concevoir une nouvelle farce interactive. Pour nous donner des nouvelles de l’espace musical en décembre 2011 ?

En attendant, nos bravos sont tournés vers l’équipage de ce space opéra 2010 : Nathalie Carmouze et David Lévy, Zohra M, Xiaa, Roocky, David Ren Kohlhaas, Marcel Cazentre, Olivier Hernandez, Eric Paquet, Audrey Castéran, Stéphane Blanc, Stéphane Domengès, Diéval et Torpedo, Roland Abadie et Sophie Barros, Petite Elfe Sandra, Barbiche, Christelle & Jean-Luc Bousqué, Nelly Chiffoleau, Sklérigène, Professor Vomix, Nurse Pénix et Belfi bien sûr.

Tarbesinfo, Rémy Trouches.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>