Des milliers de "gilets jaunes" ont déferlé dans les rues de Tarbes ce samedi 17 novembre 2018 (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Des milliers de « gilets jaunes » ont déferlé dans les rues de Tarbes ce samedi 17 novembre 2018 (Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR).

Rarement la ville de Tarbes (Hautes-Pyrénées) n’aura connu une telle mobilisation dans ses rues. Plus depuis les dernières manifestations qui avaient accompagné la fermeture annoncée de Giat Industrie. Ce samedi 17 novembre 2018, des milliers de gilets jaunes ont déferlé vers la capitale des Hautes-Pyrénées pour exprimer leur ras-le-bol au Gouvernement.

Combien ? Difficile d’estimer précisément la mobilisation. Plusieurs milliers à n’en pas douter. 7 500 ? 5 000 ? 1 700 ? La vérité de la mobilisation est sans doute plus proche des 5 000 personnes habillées du désormais célèbre gilet jaune, symbole d’une lutte citoyenne où syndicats et partis politiques n’avaient pas l’heure place.

A partir de 9 heures, la place de Verdun à Tarbes a commencé à se teinter du même jaune qui avait décidé d’accompagner les manifestants dans le ciel. « Jaune de monde » cette place de Verdun qui accueillait toutes les générations, toutes les conditions sociales pour protester contre un pouvoir d’achat qui n’en a plus que le nom. A partir de 10 heures, tous ont déferlé vers la rue Maréchal Foch, et il aura fallu attendre plusieurs dizaines de minutes avant que le cortège ne trouve sa fin. Les premiers arrivaient place Marcadieu quand les derniers quittaient Verdun.

De là, les manifestants se sont scindés en plusieurs groupes. Tandis que des centaines allaient vers les fenêtres de la Préfecture, d’autres envahissaient le périphérique, peuplant les ronds-points au fil du défilé.

Aux alentours de midi, si le gros des troupes quittait la ville, beaucoup ont continué leurs actions, obligeant les Leclerc Méridien et Ormeau, Intermarché Juillan et autres Géant Casino à baisser le rideau, faute de pouvoir accueillir des clients restés bloqués avant l’arrivée au parking des grandes surfaces.

Sur les ronds-points, les barrages se voulaient filtrants, provoquant parfois la colère des rares usagers ayant décidé de prendre leur voiture. Car la circulation en ce jour de manifestation nationale était bien plus calme que d’ordinaire. Ce qui n’a pas empêché un accident près du stade Maurice-Trélut vers 14 heures, provoquant des blessures graves chez un jeune homme de 28 ans qui a du être transporté en urgence vers le centre hospitalier de Tarbes. La police demande aux témoins de l’accident de se signaler, notamment s’ils possèdent photos ou vidéos.

Au rond-point de l’autoroute, côté Ibos, la bonne humeur était de rigueur, malgré un ras-le-bol généralisé face aux charges de la vie quotidienne qui ne cessent d’augmenter pour tous. Si les barrières du péage de l’A64 étaient déjà relevées depuis la veille au soir à 18 heures sans interruption, les gilets jaunes étaient très nombreux au cœur de l’après-midi à réclamer leur symbole sur le pare-brise des voitures qui ne l’arboraient pas encore.

Reste désormais à savoir si ces milliers de Bigourdans continueront leurs actions ce dimanche et les jours suivants. Les services de l’Etat comme les forces de l’ordre et de sécurité restent mobilisés dans les prochains jours. Les citoyens aussi…

Pyrénéesinfo Tarbes, Eric BENTAHAR.


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