Dans chaque école d'Aureilhan, les nouveaux rythmes scolaires ont été mis en place.

Dans chaque école d’Aureilhan, les nouveaux rythmes scolaires ont été mis en place.

Cela fait déjà quelques semaines que les trois écoles élémentaires d’Aureilhan (Lamartine, Joliot Curie et Les Cèdres) ont repris la classe. Mais cette année la rentrée a été un peu différente en raison de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires dans le cadre de la réforme adoptée par le gouvernement en janvier dernier. Pour la MJC qui gère ces temps péricolaires, cette reforme a impliqué plusieurs changements dans le fonctionnement habituel des accueils de loisirs associés à l’école (ALAE). Mais elle a aussi été l’opportunité d’ouvrir l’offre d’activités proposées pour les enfants.

Christelle Durand, directrice à l’ALAE de Lamartine, explique les changements: « La reforme des rythmes scolaires a rajouté des temps qui n’existaient pas l’année dernière; c’est-à-dire, l’ALAE de 16h-17h et la mise en place du TAP (Temps d’Activité Périscolaire) ainsi que l’ALAE du matin et la garderie de 12h à 12h30 le mercredi». La principale nouveauté de cette année est le temps d’activité périscolaire (TAP). Pendant ce temps-là, la MJC propose  des activités de découverte et d’initiation deux fois par semaine. Tous les enfants s’essaieront à toutes les activités, ainsi ils pourront découvrir et développer leurs capacités dans différentes disciplines. Cette année la MJC propose des activités comme la radio, le graff, le théâtre ou le cirque. Pour l’instant, le TAP est un succès, puisque à Lamartine, les mardis et les vendredis (les jours du TAP dans cette école) il y a une centaine d’enfants inscrits.

Mais l’opinion des élèves est aussi importante. Mathias, élève en CE1 à l’école des Cèdres, est content des activités. « On a fait déjà une exposition photo et du théâtre. J’aime les activités parce qu’on fait des choses différentes, ça change », affirme-t-il. En général, les enfants sont satisfaits des ateliers proposés même s’ils préfèrent certaines activités plutôt que d’autres, comme Célia (CM2) et Anna (CM1) qui nous disent: «On aime toutes les activités mais surtout la danse orientale». Par contre, il est aussi vrai que quelques enfants sont embêtés de ne pas pouvoir  choisir les activités en TAP, mais c’est l’unique façon de leur faire découvrir de nouveaux champs. En plus, c’est seulement pendant le TAP, deux jours par semaine, parce qu’à l’ALAE ils peuvent choisir comme toujours.

Steeve Hammerschmidt, directeur de l’ALAE des Cèdres, confirme l’opinion positive des élèves. «Pour l’instant, les enfants ont l’air d’apprécier les activités proposées car nous avons des nombreux inscrits». Cette année aux Cèdres, les activités de l’ALAE tournent autour d’un thème général qui est «le voyage en 136 jours» correspondant aux 136 jours d’ALAE pour cette année scolaire. Cela permet de construire des activités plus conséquentes et avec une certaine continuité tout au long de l’année. Pour Steeve, la relation avec les parents est cruciale. «Établir une relation de confiance avec les parents et rester très disponibles favorisent la participation de leurs enfants à l’ALAE», assure-t-il.

Au sujet des TAP, il  ajoute: «cela permet aux enfants de découvrir des activités différentes et variées et de s’initier à des pratiques qu’ils n’auraient pas connues autrement. Comme le théâtre ou la danse orientale. Leur attitude est pour l’instant très positive, nous espérons que ça va durer!» Les chiffres confirment les bonnes impressions; près de 80% des enfants de l’école participent aux activités périscolaires.

 

La situation n’est pas différente à l’école Joliot Curie. Le nombre d’enfants inscrits a augmenté et le déroulement des activités est satisfaisant. Mais, comme dans les autres écoles, il y a encore quelques réajustements à faire. Gaëlle Gosselin, directrice de l’ALAE de cette école, remarque surtout que certains enfants ont encore des difficultés à comprendre le système: « les enfants qui restent sur ces deux temps ont encore du mal à percevoir la différence entre le TAP et l’ALAE». Cependant, elle confirme que «la plupart des enfants aiment le TAP» malgré le fait qu’ «il y ait quelques réticences sur l’obligation de participer à toutes les activités » .

Pour quelques activités, comme le cirque, il y a des intervenants externes de différentes associations aureilhanaises qui participent avec les animateurs de la MJC. Ainsi, si l’enfant est intéressé par l’activité proposée, il a la possibilité de la continuer hors l’école avec l’association organisatrice. C’est une façon de créer un lien entre le projet de la MJC, l’école et la vie associative de la ville.

Pour Pyrénéesinfo, Anouar Marrero.

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