L'ancien maire de Tarbes, Raymond Erraçarret (ici aux côtés du maire de Tarbes Gérard Trémège), est mort ce samedi matin (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

L’ancien maire de Tarbes, Raymond Erraçarret (ici aux côtés du maire de Tarbes Gérard Trémège), est mort ce samedi matin (Pyrénéesinfo Tarbes, Archives E.B.).

Des hommages nombreux et unanimes sur l’engagement de l’ancien maire de Tarbes pour sa ville. Raymond Erraçarret est mort ce samedi 15 septembre 2018. Elus et partis politiques ont rendu un hommage à l’ancien maire communiste, de 1983 à 2001. Un dernier adieu aura lieu ce mercredi 19 septembre 2018 à 16 heures, au crématorium d’Azereix.

Jeanine Dubié, députée PRG des Hautes-Pyrénées. Comme beaucoup de Bigourdans, je salue avec tristesse et émotion le départ de cet homme engagé pour le bien commun, courageux et profondément humaniste.  C’est un élu qui a beaucoup œuvré en matière sociale, économique et sportive. Tarbes lui doit, entre autres, la rénovation de la place de Verdun et de l’école de musique ou encore la piétonisation de la rue Brauhauban. Je n’oublie pas les nombreux échanges que j’ai eu avec lui, des moments riches et précieux. Je me souviens avec émotion  de sa fidélité au village de Galan, dont il a été l’instituteur, et de sa présence bienveillante lors d’une réception de travaux à la maison de retraite que je dirigeais alors. Je présente mes sincères condoléances à son épouse, à sa famille et à ceux qui lui sont proches.

Gérard Trémège, maire LR de Tarbes. Jusqu’au bout et avec courage il aura montré son amour pour les siens et pour sa ville. C’était un opposant parfois virulent. Nous nous sommes affronté, souvent confronté et parfois la passion nous emportait. Mais, c’était un homme qui aimait sa ville. Nous avons eu ces dernières années l’occasion de nous retrouver en tête à tête, d’échanger et de mieux nous apprécier. Nous avons appris à nous connaitre, et ainsi compris que nous avions le même objectif celui de servir le mieux possible notre ville et ses habitants. C’est une figure de la vie politique Tarbaise qui disparaît et je veux lui rendre l’hommage qu’il mérite pour son engagement.

Eric Barrouquère-Theil, pour l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains. Sa stature, son charisme, son franc parlé, sa bonhomie, Raymond était au fond de lui quelqu’un de très sensible, au grand cœur, qui aimait les gens. Il devient Maire de Tarbes en 1983 dans des circonstances inattendues et extrêmement douloureuses, puisque il succède à son ami Paul CHASTELLAIN décédé dans son bureau pendant le dépouillement des élections municipales. Il nous dira plus tard que ce fût un des événements les plus douloureux de ta vie.

Puis très vite il a pris son destin en main, le destin de la ville de Tarbes, des Tarbais et des Tarbaises, il s’est mis à leur coller à la peau. Il a littéralement épousé cette ville qu’il aimait déjà depuis si longtemps.

Nous n’allons pas retracer toutes les réalisations effectuées par les municipalités qu’il dirigeait, il y en a tellement que nous en oublierions. Nous allons en citer quelques-unes, il avait d’ailleurs trois thèmes privilégiés, l’école, la culture, et le sport, sans jamais négliger le reste. Plusieurs écoles ont été construites. : L’école maternelle Michelet, l’école Pablo Néruda, l’école maternelle Louise Michel, sans compter des rénovations dans d’autres groupes scolaires, ainsi que l’acquisition d’équipement matériel adapté, du personnel formé disposant d’un vrai statut. Il a insisté pour mettre en place un système de transport pour les élèves afin qu’ils puissent participer à des spectacles, au Parvis, à des festivals, à diverses activités culturelles et sportives, bref plus qu’une évolution ce fût une révolution dans ce domaine. Egalement un très fort engagement municipal en faveur de la création du pôle universitaire, car si la ville n ‘avait pas participé, le pôle n’en serait pas là.

Concernant la rénovation et l’aménagement des quartiers ce fût bien sûr Laubadère, des quartiers Nord, la réalisation de la Bourse du travail (extraordinaire outil), le conservatoire de musique, la création de l’office de Tourisme……, le Centre Ville  également n’a jamais été oublié, puisque la rue Maréchal FOCH a été complètement repensée, ainsi que la rue Brauhauban aujourd’hui piétonne.  L’aménagement du parking Brauhauban, le parking et l’aménagement de la place Verdun, pour ne citer que les grandes réalisations.  Tout cela a été réalisé, toujours sur la base des engagements pris auprès des Tarbaises et des Tarbais, au sein d’une équipe d’union de la gauche, comprenant communistes, socialistes, radicaux, et verts.

Raymond ERRACARRET était aussi l’homme de toutes les batailles pour la défense des grands groupes industriels : Hugues Tool, Ceraver, Alsthom, et GIAT bien sûr où il s’est dépensé sans compter ; il est monté à Paris plusieurs fois a participé à des réunions dans divers ministères avec souvent son homologue et ami Jacques Rimbaud, Maire de Bourges,  disparu lui aussi.

Raymond a été aussi élu au Conseil Général, il en était Vice Président. Il s’y est impliqué d’une façon forte et très riche, il est intervenu sur tous les sujets ; sa verve sa détermination, sa volonté, sa pugnacité, ont fait avancer beaucoup de dossiers.

Comme il le disait : « j’ai travaillé au Conseil Général avec grand plaisir et j’ai été un majoritaire vaillant ».

Raymond ERRACARRET fut aussi bien sûr un dirigeant local du parti communiste. Souvent critiqué, parfois malmené, Raymond n’a jamais renié ses idées, les a toujours mises en application à sa façon, avec ce qu’était sa fonction. Il est vrai que la politique construite par un parti est souvent et c’est normal théorique, et qu’il n’est pas toujours facile de la décliner dans une commune ou ailleurs. D’ailleurs Raymond faisait souvent référence à Madeleine Vincent (ancienne dirigeante nationale du parti) qui disait que l’élu communiste, est un communiste à part entière, mais lorsqu’il est à la Mairie ou au Conseil Général, il est l’élu de toute la population. En tant que tel, c’est à la population qu’il doit rendre les comptes, Raymond en avait fait sa bible.

Après l’échec de 2001 aux municipales,  Raymond est resté amoureux de sa ville, a veillé sur elle ;  il y était viscéralement attaché, et les Tarbais le lui rendaient bien ; il n’y avait qu’à voir le dimanche matin à la Halle Brauhauban, les gens qui l’abordaient ;  quand il parcourait les rues, il  restait le Peppone de Tarbes. Il a toujours été très populaire.

Aujourd’hui,  aux valeurs de solidarité entre générations, d’organisation publique des services, de législation sociale, d’égalité entre les différents territoires du pays, d’éducation et de laïcité…se substituent les principes du libéralisme, de la loi du plus fort et de la concurrence libre et non faussée,  porteurs de la privatisation et de la casse de tous les dispositifs jugés trop protectionnistes, que ce soit celui des retraites, du service public, de la protection sociale, de la santé, de l’éducation, du code du travail, de la justice… Il nous faudra stopper cette dérive. Que de batailles encore à mener !

Raymond,  tu nous as montré l’exemple et le chemin ; ces batailles, et les futures campagnes électorales, nous les mènerons sans toi mais tu resteras pour nous un exemple et nous aurons dans ces moments toujours une pensée pour toi. Merci Raymond !

Nous adressons à ton épouse Ginette, à ta fille Catherine, à ton fils Dominique,  ainsi qu’à tes petits enfants et arrières petits-enfants nos plus sincères condoléances.

La France Insoumise de Tarbes. C’est avec une grande émotion que nous avons appris le décès de Raymond Erraçarret. Instituteur laïque et responsable syndical enseignant, ce militant communiste est depuis longtemps de tous les combats. Élu municipal, il est 1er adjoint de Paul Chastellain, Maire de Tarbes. Deux personnalités indissociables. A la mort de ce dernier le soir de sa réélection en 1983, Raymond Erraçarret devient Maire de Tarbes et ce, pendant trois mandats successifs. Raymond Erraçarret ne fut pas simplement maire de la ville, il incarnait Tarbes industrielle et solidaire. Nous avions plaisir à le rencontrer et à discuter avec lui, simplement, de l’actualité de la ville et des luttes présentes. Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses amis.

Damien Lempereur, Debout la France. Avec le décès de Raymond Erraçarret, la ville de Tarbes et la Bigorre viennent de perdre une vraie figure locale. Raymond Erraçarret a durant toute sa carrière professionnelle, comme enseignant et politique à différents postes d’élu local, toujours été – malgré nos désaccords politiques – au service de ce qu’il considérait être l’intérêt général. Il n’a pas hésité à prendre ses responsabilités, en remplaçant Paul Chastellain qui venait de décéder le soir même de son élection, comme Maire de Tarbes. Il a ainsi démontré qu’il avait un véritable sens du devoir. Dans un contexte économique industriel difficile pour sa ville, il a toujours cherché à améliorer le sort de ses concitoyens. Il était très accessible, souriant : proche des gens tout simplement. Les tarbais qui l’ont connu n’oublieront pas le maire toujours de bonne humeur qu’ils croisaient régulièrement dans les rues de Tarbes. A sa famille et à ses proches, nous présentons nos sincères condoléances.

Pyrénéesinfo Tarbes.


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